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Nationale

Béjaïa : Des citoyens et des parents d’élèves crient leur colère

Béjaïa : Des citoyens et des parents d’élèves crient leur colère

Des dizaines d’habitants issus du village Merdj Ouamane (dit aussi Cité du recasement) ont coupé hier matin la RN 75, pour exprimer leur colère face à la dégradation des conditions de vie dans leur localité et dénoncer le peu d’égard manifesté par les autorités locales à leur encontre.

Les contestataires exigent l’amélioration des conditions sociales quasiment inexistantes. Ils revendiquent, principalement, la finalisation du projet d’assainissement afin de mettre fin au déversement des eaux usées dans des propriétés et à proximité de quelques habitations, le renforcement du débit du réseau AEP du village de façon à en améliorer la distribution, le revêtement de la route reliant le village, devenue impraticable, la remise des titres propriété des logements qu’ils occupent, l’aménagement du cimetière du village, etc.

Du côté de l’APC, on affirme que la DUCH a été saisi sur certains projets et que « l’APC ne peut faire » face aux nombreuses revendications des villageois.

A noter que cette action a provoqué, comme d’habitude, une totale paralysie sur cet important axe routier et contraint les usagers à faire des détours par la RN 26 pour rallier Béjaïa ou Tichy.

De leur côté, les parents d’élèves de l’école primaire El-Hama d’Amizour ont décidé de retenir leurs enfants à la maison hier pour protester contre les mauvaises conditions de scolarité prévalant dans l’établissement depuis des années, l’absence d’hygiène, le manque d’eau potable, le défaut de chauffage, indispensable en cette période de froid, le manque d’éclairage dans les classes, le délabrement des sanitaires.

Des conditions minimales sur lesquelles les autorités locales et la direction de l’éducation ont déjà été destinataires de nombreux courriers, selon des protestataires. Ces derniers n’ont pas caché leur colère face à ce qui semble être un « déni » à leurs yeux.

Les mauvaises conditions de scolarité que vivent encore des enfants de pas mal de régions d’Algérie sont légions. A titre d’exemple, des collégiens et les écoliers de la région de Tassadort, dans la circonscription communale de Tizi Ouzou, vivent le calvaire au quotidien.

En effet, pour rejoindre leurs établissements respectifs, ces écoliers et ces collégiens, notamment ceux habitant les villages et les hameaux d’Ighil-Ouverouak, Tarkouvt et Tighilt-Ouhamza, sont obligés de parcourir à pied deux kilomètres pour certains et trois pour d’autres. Mais ce n’est pas tant la distance qui fait peur à ces enfants et à leurs familles, mais plutôt le danger que représente le CW 147 qu’ils sont tenus d’emprunter.

C’est d’ailleurs sur cette route qu’une écolière a été fauchée par une voiture il y a un mois de cela. L’accident s’est produit tôt le matin alors que la victime se rendait à l’école.

Certains collégiens sont même obligés de parcourir une distance de plus de 3 km pour rejoindre la station de fourgons qui les transporteront jusqu’à leur établissement. Le soir venu, le même parcours les attend. Dans conditions pareilles, il semble difficile pour un enfant d’acquérir en toute sérénité le savoir.

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