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Nationale

Bedoui : «Être partenaire de la Protection civile rassure le citoyen»

Bedoui : «Être partenaire de la Protection civile rassure le citoyen»

Les exercices de la manœuvre nationale de la Protection civile, baptisée « seismex », se sont achevés hier avec la visite du ministre de l’Intérieur, Nouredine Bedoui.

Ce dernier était venu s’enquérir du savoir-faire des éléments de la Protection civile en situation de catastrophe et saluer le grand rôle de la presse dans la diffusion de cette information qui permet de rassurer sur le plan psychologique le citoyen où qu’il soit. En effet, M. Bedoui a tenu à rappeler que le rôle de la Protection civile est central et stratégique et principalement humanitaire.

« Cette impressionnante simulation qu’a organisée la Protection civile permet de prendre en considération le grand statut et l’importance de ses éléments et de rassurer la population ; ils ont réussi à mettre le citoyen en confiance si on vient à être confronté à une catastrophe », a-t-il indiqué. Il fera savoir que « c’est un exercice excellent, qui prouve la bonne volonté de la Direction générale de la Protection civile, en se remettant en cause avec ses acteurs de terrain ».

La Protection civile a réussi son challenge, en réunissent plus de 10.000 éléments, sous l’œil des observateurs étrangers éblouis face à une telle armada. Le colonel Pedro Rodriguez de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris et coopérant technique de la Protection civile a déclaré au Jeune Indépendant que le fait de réunir 10.000 hommes dans un seul endroit est un exploit.

« Même en France on est incapable de réunir tout ce monde dans un seul endroit », dit-il. Évoquant sa grande expérience dans le domaine de l’observation, il précise que « seismex » est digne d’une vraie manœuvre de rang militaire. « Ces éléments de la PC ont réalisé une vraie manœuvre militaire ».

Il ajoute que « c’est la première fois que je vois un exercice de sapeurs-pompiers de cette ampleur ». Par ailleurs, M. Rodriguez a relaté les aspects techniques de l’opération et a souligné dans ce contexte que « l’exercice se décompose en deux axes : le premier est la logistique et le deuxième l’opérationnel ».

Il a ajouté que « sans la logistique il n’y a pas d’opérationnel, et sur ce plan, c’est formidable et énorme, vu qu’ils sont entièrement autonomes ». Concernant le deuxième volet, il fait savoir que « c’est bien réussi, vu les moyens déployés tels l’Internet et la téléphonie satellite et aussi la vidéoconférence avec le CENAC d’Alger ».

Cet exercice grandiose n’a pas laissé les observateurs indifférents. « J’ai discuté avec mes collègues qui sont des observateurs français et autres, tous m’ont dit que c’était surprenant et étonnant, vu que c’est parfaitement planifié », avant d’ajouter que « moi-même j’ai pris un plaisir à visiter le poste de commandement, alors je dis « Bravo ».

Au volet de l’intégration du réseau numérique, « les images de la situation ont été transmises en temps réel au Centre des opérations au CENAC via les hélicoptères de la P.C mobilisés dans cette manœuvre, et également transférées au ministère de l’Intérieur. Ce sont des mesures qui aident à la prise de décision », a-t-il avancé. Jeudi, nous avons visité la salle des opérations ou des cellules sont mises en place pour le suivi de la situation. Il s’agit de cellules de renseignement, de logistique et renfort, de synthèse, de cartographie.

Par ailleurs, le chef de bataillon Rodolphe Avenel, responsable de la formation militaire de la sécurité civile française, membre de l’observatoire de la manœuvre nationale et auditeur du scénario-catastrophe baptisé « Seismex », a été impressionné par l’exercice en question.

Il a indiqué qu’il était impressionné par la qualité du déploiement généré par les éléments de la Protection civile algérienne et par le nombre de personnes sur le terrain, qui a totalisé pas moins de 6.000 hommes, et par la logistique. « J’ai assisté à nombre d’exercices de ce genre en Europe, mais celui-là était époustouflant », a-t-il ajouté.

Il fera savoir dans cette optique que « c’est un vrai challenge pour organiser et planifier un exercice pareil », ajoutant que « en plus, ces éléments étaient répartis sur 3 camps rapprochés, avec une densité et un système de rotation, travaillant sans relâche sur le site ».

Il explique que « cette évolution est venue suite à des expériences acquises à travers les sinistres qu’a pu vivre l’Algérie régulièrement sur le plan de séismes et d’inondations ».

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