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Energies

Bas de fer autour des quotas au sein de l’Opep+

Bas de fer autour des quotas au sein de l’Opep+

Les discussions ont traîné ce vendredi entre les pays de l’Opep+. Ils ne sont pas parvenus à trouver rapidement un accord sur l’augmentation des quotas de production. Le principal blocage émane des Emirats arabes unis qui ont tout fait pour empêcher cet accord. Si ce blocage persiste, il sera traduit par une diminution de l’offre mondiale et une nouvelle hausse des cours, déjà au plus haut depuis deux ans et demi.

Il faut dire que le projet débattu jeudi, défendu par les Saoudiens et les Russes, deux des principaux producteurs de brut au monde, prévoyait d’augmenter la production globale de l’alliance OPEP et OPEP+ de deux millions de barils par jour (bpj) d’ici la fin de l’année et de prolonger le reste des mesures d’encadrement de l’offre jusqu’en décembre 2022, soit huit mois de plus que prévu.

Plusieurs sources ont expliqué que les Emirats voulaient obtenir une augmentation plus importante de leur propre production.

Face à la chute de la demande provoquée par la crise du coronavirus, l’OPEP+ a décidé de réduire son offre totale de près de 10 millions de bpj à partir de mai 2020 en prévoyant de la relever progressivement d’ici avril 2022.

Sa production est aujourd’hui inférieure d’environ 5,8 millions de bpj à son niveau d’avant crise, un niveau auquel elle pourrait demeurer si les EAU bloquent tout nouvel accord.

Si les EAU ne remettent pas en cause le principe d’une augmentation des pompages, expliquent plusieurs sources, ils réclament que le niveau de référence pris en compte pour l’application des réductions de production les concernant soit de 3,84 millions de bpj et non de 3,168 millions comme c’est le cas actuellement, avec à la clé des réductions moins importantes.

Alors que les négociations traînent en longueur, le marché mondial était sur le qui-vive, attendant les premiers résultats de ce sommet par visioconférence. Le baril a connu une légère baisse, mais reste ferme avec un prix oscillant toujours en dessus des 75 dollars le baril de Brent.
Selon de nombreux experts, les négociations de ce week-end étaient alourdies par des rumeurs, selon lesquelles l’alliance de l’OPEP+ était sur le point de se mettre d’accord sur une augmentation de l’offre d’environ deux millions de barils par jour sur les six prochains mois. Des rumeurs qui répercutent la stratégie du cartel et de ses alliés, soit 23 pays producteurs du pétrole.

Depuis le mois de mai, les producteurs rouvrent petit à petit le robinet d’or noir après l’avoir vigoureusement serré au début de la pandémie face à une demande moribonde.
Si le dernier sommet avait été bouclé en un temps record, ce genre de report n’est pas exceptionnel. Il s’était d’ailleurs produit en janvier dernier et un accord avait été trouvé dès le lendemain.
L’OPEP+ fait face à une équation complexe, partagé entre une reprise de la demande bien réelle mais qui reste fragile et des prix élevés, qui entraînent la grogne de certains gros importateurs comme l’Inde. Mais l’équilibre entre offre et demande fait face à deux vents contraires majeurs.

A court terme, la propagation du très contagieux variant Delta du Covid-19, qui pousse plusieurs pays dont l’Australie à mettre en place de nouvelles mesures de restrictions de déplacement des biens et des personnes, est un handicap important à la consommation d’or noir.

A moyen terme, le retour sur le marché de la production iranienne. Actuellement hors-jeu du fait de l’embargo qui pèse sur son industrie pétrolière, Téhéran pourrait revenir dans la course si les discussions internationales sur le nucléaire aboutissaient.

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