Barrage de Tizi N’tletha : La livraison attendue pour 2025
Le barrage de Tizi N’tletha d’une capacité de 90 millions de m3 sera livré dès le troisième trimestre de l’année prochaine. C’est la promesse faite, ce dimanche, par le premier responsable de l’entreprise turque, chargée de la réalisation de cet ouvrage hydraulique, à l’endroit de l’Exécutif de l’APW de Tizi Ouzou dirigé par Mohamed Klalèche.
Les membres de cet exécutif de l’institution élue et les nombreux journalistes présents sur les lieux du site ont constaté à l’unanimité que les travaux n’ont pas avancé depuis un an, soit lors de la dernière visite de la même nature effectuée sur les lieux au courant du milieu d’année 2023. L’inénarrable de cette situation est que le taux d’avancement des travaux annoncé ce dimanche par les responsables concernés est de 80 % alors que l’année dernière, le taux déclaré était de 82 %.
Lors de la séance de travail entre les deux parties, à la question posée par le président de l’APW sur ce retard, notamment en ce qui concerne les immenses amas de dénivelé inesthétique, le premier responsable de l’entreprise turque, Youcef Kazandji, a souligné que l’enlèvement du remblai ne peut être effectué quand il est mouillé, indiquant qu’« au cours du mois de janvier de cette année les intempéries n’ont pas cessé ».
Les propos de Youcef Kasandji que d’aucuns ont qualifié de « spécieux » n’ont pas manqué de susciter le désappointement chez les membres de l’Exécutif de l’APW. Le chef du projet, Youcef Derbal, a, pour sa part, tenu des propos plus rationnels. Après la présentation de l’ensemble du projet, il est revenu sur les véritables raisons qui ont causé le retard des travaux. Il s’agit entre autres de l’arrêt des travaux qui ont duré 43 mois pour des raisons de disette financière de l’entreprise chargée des travaux de réalisation de l’ouvrage hydraulique, des oppositions citoyennes et surtout le nombre exact des personnes expropriées et, par conséquent, à indemniser.
D’ailleurs, Youcef Derbal a indiqué que la liste des personnes à indemniser n’est pas encore arrêtée. Sur ce volet précis, un problème s’est posé. Initialement, le barrage de Tizi-N’tletha devait être d’une capacité de remplissage de 145 millions m3, mais par la suite, le projet a été revu à la baisse pour être enfin d’une capacité de 90 millions de m3.
Avec la révision à la baisse de la dimension de l’ouvrage hydraulique, l’autorité compétente a réduit le nombre d’expropriations ; donc de fait le nombre de familles à indemniser. Il se trouve que certaines familles, même en voyant la décision de leur expropriation annulée par les pouvoirs publics, continuent à exiger l’indemnisation.
Par ailleurs, certaines personnes n’ont jamais été touchées par une quelconque décision d’expropriation ont réussi à inscrire leur nom sur la liste des personnes expropriées. A la question posée au président de l’APW si ces personnes de mauvaise foi seront poursuivies en justice, il dira que c’est à l’autorité compétente d’agir dans ce sens si elle juge la nécessité de le faire. Notons également que le maître d’œuvre NUROL/OZALIN constitué de deux entreprises turques, a demandé une rallonge financière d’un montant de 8 milliards de DA. Cet argent servira, selon Youcef Derbal, à faire face au reste des opérations des travaux dont certains axes routiers se trouvant sur la RN 25 et le CW 128.
Notons enfin que qu’avec cette rallonge financière de 8 milliards de DA, le coût global de projet hydraulique sera d’un montant de 38.000.000.000 DA pour l’AP (autorisation programme initiale) contre 30.116.000.000 DA auparavant.