Barbarie sioniste à Ghaza : Le bilan des victimes civiles s’alourdit
Le ministère palestinien de la santé a annoncé ce vendredi que près de 9 300 Palestiniens, dont 3 826 enfants et 2400 femmes, ont été tués depuis le début de l’agression sioniste à Ghaza.
Ce chiffre est provisoire, puisque le bilan est en train de s’élever toutes les minutes. Des familles cherchent toujours des survivants sous les décombres des sites et des immeubles bombardés par l’aviation sioniste, notamment dans le camp des réfugiés de Jabaliya.
Les derniers morts ont été recensés après un carnage commis contre des civils déplacés le long d’une route qui longe le littoral de la bande. Des images hallucinantes ont été diffusées par des ONGONG Une organisation non gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public, qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales humanitaires et par des médias. Selon des sources, ce massacre aurait fait au moins une vingtaine de morts parmi des civils, victimes d’un raid sauvage, alors qu’ils fuyaient le nord de la bande de Ghaza en direction du sud du territoire.
Hier, des sources militaires ont évoqué la poursuite des combats dans plusieurs secteurs de la bande occupée. L’armée sioniste a annoncé qu’elle continue de concentrer ses efforts dans l’encerclement de la bande, en la coupant en deux. Ces opérations se déroulent sous les bombardements intensifs de l’artillerie lourde sioniste, des raids de son aviation et des tirs de leurs navires de guerre sur les zones côtières.
Hamas a annoncé, pour sa part, que le bilan des pertes ennemies est beaucoup plus lourd, notamment après la destruction totale d’une unité de blindés et de ses hommes, dont leur chef, un officier supérieur.
En Cisjordanie occupée, la situation est encore alarmante, en raison des violences sionistes et des colons. Six Palestiniens ont été tués hier dans une série d’incursions de l’armée israélienne, a annoncé le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne.
Trois de ces Palestiniens, âgés entre 17 et 26 ans, ont été tués à Jénine, où deux autres Palestiniens ont été mortellement touchés par des tirs de l’armée israélienne jeudi soir, a précisé le ministère. Dans la région d’El Khalil dans le sud de la Cisjordanie, deux Palestiniens, âgés de 33 et 36 ans, ont été tués lors d’une incursion de l’armée isioniste dans le camp de réfugiés d’al-Fawwar, selon le ministère palestinien et l’agence Wafa. L’armée israélienne a en outre effectué un raid dans le camp de réfugiés de Qalandiya, au nord de Jérusalem, lors duquel un Palestinien de 19 ans a été tué, d’après les mêmes sources.
Par ailleurs, la télévision officielle palestinienne a annoncé qu’un de ses correspondants dans la bande de Ghaza a été tué jeudi soir dans une frappe israélienne contre son appartement. « Le collègue Mohammad Abou Hatab est tombé en martyr avec des membres de sa famille dans un bombardement israélien contre sa maison à Khan Younès (Sud) », a indiqué la chaîne Palestine TV. Des sources médicales à l’hôpital Nasser de Khan Younès, où les corps ont été transportés, ont indiqué que la frappe avait fait onze morts.
Au moins 27 journalistes palestiniens ont été tués dans la bande de Ghaza depuis le début de l’agression, selon le Syndicat des journalistes palestiniens.
Situation humanitaire catastrophique
Sur le plan humanitaire, la situation est catastrophique à Ghaza. L’arrivée des aides se fait lentement et au compte-gouttes. Les populations attendent dans la précarité l’arrivée et la distribution des denrées alimentaires, des tentes, des couvertures et des médicaments. L’évacuation des blessés et des malades n’est plus protégée en raison des raids barbares des avions sionistes tout au long de la grande route qui mène vers les zones frontalières de Rafah en Egypte, seul point de passage actuellement.
La majorité des hôpitaux de la bande de Ghaza étaient à l’arrêt hier matin en raison des coupures du courant électrique et de l’absence de carburants pour l’alimentation des régénérateurs de secours.
L’ONU estime les besoins en aide pour la population de Ghaza et la Cisjordanie à 1,2 milliard de dollars jusqu’à fin 2023, a indiqué l’agence chargée de la coordination humanitaire (Ocha), dans un communiqué.
« Le coût pour répondre aux besoins de 2,7 millions de personnes – c’est-à-dire la totalité de la population de Gaza et 500 000 personnes en Cisjordanie occupée – est estimé à 1,2 milliard de dollars », précise Ocha, ajoutant que l’appel à des fonds lancé initialement le 12 octobre est très insuffisant.
Sur le plan politique, le secrétaire d’État américain Antony Blinken est arrivé ce vendredi matin à Tel-Aviv. Une nouvelle visite pour rassurer l’entité sioniste du soutien américain. Antony Blinken, dont c’est le deuxième déplacement au Proche-Orient depuis le 7 octobre, s’est entretenu avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et a participé à une réunion de son cabinet de sécurité.
Cette visite coïncide avec l’allocution télévisée du chef du mouvement libanais Nasrallah, qui s’est dit prêt à défendre le peuple palestinien, saluant la réaction de la résistance en Irak, au Yémen et en Syrie, contre les visées sionistes.
Il a par la même occasion fustigé la politique de l’administration américaine, rendant Washington responsable de la situation actuelle au Moyen-Orient, et en Palestine en particulier. Selon lui, il faut stopper l’agression barbare sioniste contre les civils à Ghaza, comme préalable à toute autre démarche dans la région.
La Maison Blanche a précisé ce jeudi que la « pause » humanitaire dans la bande de Ghaza défendue par le président Joe Biden implique une cessation des hostilités « temporaire » et « localisée », pas un cessez-le-feu général. « Par pause humanitaire, nous entendons quelque chose de temporaire, de localisé, de concentré sur un objectif particulier, que l’aide humanitaire entre et les gens sortent », a expliqué John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la présidence américaine.