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Nationale

Banques : Les pratiques bureaucratiques persistent

Banques : Les pratiques bureaucratiques persistent

Les banques primaires persistent dans leurs pratiques bureaucratiques en exigeant toujours la présentation d’un dossier administratif à chaque ouverture d’un compte bancaire, démentant les annonces de l’ABEF sur les facilitations pour l’ouverture de comptes.

En effet, les banques exigent toujours fourniture de certaines pièces administratives autres que celles relatives à l’identité du client. La plupart d’entre elles demandent, outre la carte d’identité nationale, un extrait de naissance, un certificat de résidence et certaines aussi une attestation de travail qui est perçue comme étant un justificatif sur l’origine des fonds, et qui est abolie. Cela malgré les recommandations de la Banque d’Algérie qui avait instruit l’ensemble des banques de la place de cesser d’exiger, notamment lors de tout dépôt de fonds en caisse auprès de leurs guichets, des justificatifs au-delà de ceux relatifs à l’identité du client dans le cadre des exigences règlementaires en matière de connaissance de celui-ci.

Cependant, cette mesure est plus ou moins respectée par la plupart des banques qui n’exigent plus de justificatif sur l’origine des fonds lors de leur dépôt, quelle que soit la somme d’argent déposée, comme c’était le cas auparavant. Une mesure qui s’inscrit dans le cadre de la politique adoptée par les pouvoirs publics en vue de capter le maximum d’argent des circuits informels et l’intégrer dans le circuit bancaire. Néanmoins, un justificatif est toujours réclamé pour les retraits de devises, comme c’est le cas au Crédit populaire d’Algérie (CPA), qui exige un justificatif sur tout retrait d’argent à l’étranger dépassant le montant réglementaire de 7 000 euros. Un durcissement des procédures sur les transferts de devise à l’étranger est prévisible, notamment en cette conjoncture que traverse le pays signale-t-on. C’est d’ailleurs ce qui a été signalé à la Société générale. A en croire les explications de cette dernière, les transferts de devise à l’étrangers ainsi que les virements de l’étranger se font de plus en plus difficilement, et un durcissement des procédures a été constaté ces derniers mois.

Par ailleurs, l’ouverture d’un compte bancaire en devises demeure toujours le parcours du combattant, car il est souvent exigé des nouveaux clients, dans certaines agences ou succursales, l’ouverture préalable d’un compte en dinars, ce qui représente également une contrainte et une entorse aux directives de la Banque centrale en matière de collecte de la masse monétaire en monnaie nationale ou en devises circulant sur le marché informel. Des initiatives contreproductives et en totale contradiction des recommandations de la Banque d’Algérie, en charge de la politique monétaire nationale, qui ne cesse d’appeler les banques primaires à plus de flexibilité dans leurs relations avec leur clientèle.

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