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Nationale

Banane : Vers la fin des importations ?

Banane : Vers la fin des importations ?

L’Algérie mise sur la production locale pour réduire sa dépendance aux importations de bananes, qui coûtent chaque année près de 300 millions de dollars. Un projet structurant qui prévoit la mise en place d’une unité de culture in vitro capable de produire jusqu’à 10 millions de plants par an. Cette initiative vise à donner aux agriculteurs l’opportunité d’investir sur plus de 4 700 hectares de terres adaptées, et ouvrant la voie vers l’autosuffisance dans ce secteur stratégique.

Dans ce cadre, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine Oualid, a présidé mercredi, aux côtés de Kamel Baddari, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, une réunion de coordination dédiée à la présentation de deux projets stratégiques visant à renforcer la production agricole nationale, a indiqué un communiqué publié avant-hier par le ministère.

Le projet phare consiste en la création d’une unité de culture in vitro spécialisée dans la production de plants, avec un démarrage prévu par la production de plants de bananier pouvant atteindre 10 millions d’unités par an. Cette initiative sera conduite par le Centre de recherche en biotechnologie de Constantine, en partenariat avec la Société de développement des cultures stratégiques, sur les unités de production de cette dernière, anciennement les fermes modèles, situées dans l’est du pays.

Le ministère a précisé que cette unité verra ses activités étendues à la production de plants d’autres variétés, afin de répondre à la demande nationale et réduire les importations, notamment dans le cas de la banane, dont l’importation coûte environ 300 millions de dollars par an. Le plan de travail prévoit également la mise à disposition de plus de 4 700 hectares de terres agricoles pour les agriculteurs souhaitant investir dans la culture de la banane dans des zones offrant les conditions de production optimales.

Le second projet porte sur la création d’une structure spécialisée dans la production de semences, en particulier de maïs et de légumes hybrides, en partenariat avec l’Université de Tiaret et la Société de développement des cultures stratégiques. Il s’appuie sur les résultats de recherche obtenus par les chercheurs de l’université afin de produire des semences locales adaptées aux conditions climatiques algériennes.

Lors de la réunion, le plan de travail détaillé des deux projets a été présenté, mettant en avant les capacités disponibles, notamment en termes de foncier agricole, de financement et d’expérience scientifique, ainsi que les objectifs attendus, tels que la réduction des importations et le renforcement de la compétitivité des produits nationaux.

Les ministres ont souligné l’importance de ces initiatives pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays et créer une valeur ajoutée pour l’économie nationale. Ils ont donné instruction de constituer des équipes techniques chargées de lancer immédiatement la mise en œuvre de ces projets sur le terrain, tout en préparant les textes réglementaires nécessaires à leur concrétisation.

À cette rencontre, outre les cadres centraux des deux ministères, ont participé des chercheurs du Centre de recherche en biotechnologie de Constantine, de l’Université de Tiaret, ainsi que le directeur général du Fonds national d’investissement, les directeurs de la société Madar et de la Société de développement des cultures stratégiques.



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