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Nationale

Bamako salue l’engagement de l’Algérie

Bamako salue l’engagement de l’Algérie

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a été reçu ce mardi  à Bamako par le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta. M. Messahel a transmis au président Keïta un message de fraternité et de solidarité du président Bouteflika dans lequel le chef de l’Etat « réitère son engagement personnel et celui de l’Algérie en vue du renforcement des relations bilatérales et du parachèvement du processus de stabilisation et du retour entier de la sécurité et du développement au Mali ».
Le président Malien a, de nouveau, exprimé « sa vive gratitude et ses remerciements sincères au président Bouteflika en mettant en relief son engagement personnel et ses efforts inlassables en vue d’accompagner les Maliens sur la voie de la stabilisation et du développement socio-économique ».
Il a également fait part de sa satisfaction quant à la qualité des relations bilatérales et des avancées considérables enregistrées dans divers domaines de coopération. Il s’est également dit satisfait des avancées réalisées dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, dont le troisième anniversaire a été célébré le 15 mai dernier dans une atmosphère marquée par la détermination des acteurs maliens à aller de l’avant et à poursuivre leurs efforts communs en vue de sa pleine mise en œuvre, et ce au bénéfice de la stabilité et de la sécurité au Mali et dans la région dans son ensemble.
M. Messahel a, pour sa part, souligné l’attachement de l’Algérie au développement de la coopération bilatérale, à la concertation régulière avec le Mali voisin et à la poursuite des efforts tendant à faire face aux défis communs qui sévissent dans la région, notamment le terrorisme, le crime organisé et la migration clandestine.
Il a, dans cette optique, indiqué que la tenue, hier, de la 13e session du comité bilatéral stratégique algéro-malien, qu’il a présidé avec son homologue malien Tieman Hubert Coulibaly, viendra renforcer cette concertation que les deux pays ont toujours entretenue.
Cette session, qui intervient à la suite de celle tenue à Alger en juillet 2017, s’inscrit dans le cadre de la concertation bilatérale régulière et traduit « la volonté des hautes autorités algériennes et maliennes de consolider davantage les liens historiques de fraternité, de solidarité et de coopération qui existent entre les deux pays ».
Pour rappel, trois ans après sa signature, l’Accord de paix et de réconciliation au Mali demeure « un socle de la cohésion sociale et de la stabilité », et la mise en œuvre du texte ne cesse de donner de bons signes, après notamment la mise en place, récemment, de nouvelles patrouilles mixtes, précédée par la tenue d’une conférence d’entente et l’installation en 2017 des autorités intérimaires dans les régions du nord du pays.
On peut ne citer comme points notoires de l’accord de paix, issu du Processus d’Alger, l’obtention du cessez-le-feu, l’installation des autorités intérimaires dans les cinq régions du Nord (Taoudénit, Menaka, Kidal, Tombouctou et Gao), la création des sites de cantonnement, la remise des listes de combattants éligibles à la réinsertion dans les forces armées, l’installation de patrouilles mixtes, dont une effectuée jeudi dernier à Tombouctou, et enfin l’adhésion de l’ensemble des populations maliennes au processus de paix.
Jeudi dernier, le mécanisme opérationnel de coordination (MOC) a démarré à Tombouctou, dans le centre du Mali, avec l’installation d’une patrouille mixte, autre volet prévu dans l’accord.
Les patrouilles mixtes du MOC seront effectuées par les forces armées maliennes, la Coordination des mouvements de l’entente et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Elles doivent œuvrer ensemble pour l’instauration d’un environnement sécurisé dans la région.
Les premières patrouilles mixtes ont été lancées en mars 2017 à Gao, plus grande ville du nord du pays, prélude d’une armée unifiée.
En vertu de l’accord, les autorités intérimaires gèrent les cinq régions du Nord, en attendant l’élection par la population d’assemblées dotées de pouvoirs importants.
L’opération est censée rétablir l’autorité de l’Etat malien dans les régions du Nord et favoriser le retour des déplacés de la crise dont le Mali tente de se relever depuis 2012.
L’Accord de paix et de réconciliation au Mali signé, dans une première étape, en mai 2015 à Alger et, dans une deuxième phase, en juin de la même année, par toutes les parties maliennes à Bamako (gouvernement et groupes politico-militaires), avait été conclu après cinq rounds de dialogue, engagé en juillet 2014 sous la conduite d’une médiation internationale, dont l’Algérie est chef de file.

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