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Nationale

Baisse du nombre de décès sur les routes depuis janvier

Baisse du nombre de décès sur les routes depuis janvier

L’Algérie continue de caracoler en tête des pays africains où le terrorisme routier fait des ravages. Pour les seuls huit premiers mois de l’année en cours, le Centre national de prévention et de sécurité routière a enregistré 2 517 décès et 25 426 blessés, soit un peu plus de 310 morts et 3 100 blessés sont répertoriés mensuellement.

Des chiffres qui donnent des frissons puisqu’à ce rythme, on est loin d’atteindre les objectifs assignés par les services concernés par la prévention.

On est certes loin des ravages causés par les routes africaines, à l’image de l’Egypte ou encore de l’Afrique du Sud, où les taux de mortalité sur les routes avoisinent, respectivement, 20 000 et 16 000 décès.

Des chiffres qui ont jusque-là permis au Continent noir de se maintenir, et ce depuis des années, au sommet de la pyramide où l’on dénombre le plus de conducteurs indisciplinés.

En Algérie, et dans la quasi-totalité des bilans rapportés par les directions de wilayas de la prévention routière ou encore ceux de la Sûreté nationale ou de la Gendarmerie nationale, il est fait état que le facteur humain est responsable dans près de 94% des accidents, suivi de l’état des routes et des véhicules dans 4% des cas et l’environnement dans 2%.

Pour le facteur humain, le non-respect des règles de sécurité routière, l’excès de vitesse ou encore l’utilisation du téléphone portable pendant la conduite constituent les premières, des accidents et qui souvent, est-il signalé dans la plupart des rapports de police ou de gendarmerie à travers le pays, sont commis par de jeunes conducteurs dont la tranche d’âge est comprise entre 20 et 30 ans.

S’il est admis que pour les sept premiers mois de l’année en cours une baisse a été enregistrée au niveau de certaines wilayas, il n’en demeure pas moins que dans les grandes villes, cette diminution a été peu significative. Notamment durant la période d’été où le nombre de déplacements a été le plus important.

Le rapport du Centre national de prévention et de sécurité routière rapporte qu’en comparaison avec à la même période de l’année dernière le nombre d’accidents a baissé de -14,81%, outre le nombre de morts (-10,65%) et celui de blessés de (-18,94%).

A titre indicatif, concernant la capitale, les services concernés ont enregistré une baisse en matière d’accidents de la route durant le premier semestre de l’année en cours avec un taux de 34, 28% contre 38,79% durant la même période de l’année précédente, a précisé au début du mois en cours la chargée de communication auprès du groupement de la Gendarmerie nationale relevant de la wilaya d’Alger.

En comparaison, pour la wilaya de Constantine, le nombre d’accidents de la route a également enregistré un recul de 8,11% durant les sept premiers mois de l’année en cours, par rapport à la même période de l’année 2016, indiqué au mois d’août le responsable du bureau de sécurité routière auprès du groupement territorial de la Gendarmerie nationale.

Rappelons que les corps de sécurité routière, de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie nationale ont procédé récemment à des campagnes de sensibilisation sur les drames de la route.
Des journées portes ouvertes et autres initiatives au niveau de points de contrôle et de barrages fixes ont été entreprises par ces deux corps.

Si pour le premier des journées portes ouvertes et autres activités ont été réalisées depuis le début de l’année au profit de la frange infantile, écoliers en particulier, notamment par la simulation à petite échelle du trafic routier au niveau des centres culturels et autres points de rencontre, pour la Gendarmerie nationale, la campagne s’est étalée durant la période estivale.

Intitulée « La Gendarmerie nationale vous accompagne pour des vacances sans accident », cette campagne, qui s’est étalée sur un mois, avait pour but de sensibiliser les usagers de la route quant à la gravité des accidents de la circulation avec ce que cela peut engendrer comme pertes humains, et dégâts matériels et économiques.

En tout cas, ces initiatives visent à « matérialiser « les objectifs tracés par les hautes autorités de l’Etat visant à réduire d’au moins 30% le nombre d’accidents d’ici cinq années.

A titre comparatif, le Maroc ou encore la Tunisie qui enregistrent respectivement  3 500 et 1 500 morts annuellement, ont eux aussi adopté des stratégies visant à réduire le nombre de morts sur les routes. Pour le royaume chérifien, cette stratégie ambitionne de réduire de 25% au moins le nombre de morts par accidents de la route d’ici 2020 et de le porter à moins de 50% à l’horizon 2025.

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