Baccalauréat 2026 : Recul historique de la fraude
Alors que la correction des copies bat son plein, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, a salué le bon déroulement de la session 2026, marquée par une baisse drastique des tentatives de triche. Un résultat à mettre au crédit d’un dispositif de surveillance infaillible, qui a conduit à l’interpellation immédiate et à la poursuite en justice des rares contrevenants pris en flagrant délit de fraude technologique.
S’exprimant à l’issue de la cérémonie marquant la sortie des inspecteurs et des enseignants ayant participé à l’élaboration des sujets du baccalauréat, après plus de quarante jours d’isolement réglementaire au siège de l’Office national des examens et concours (ONEC), le ministre a souligné que cette session s’est déroulée dans un climat serein et sous un encadrement strict.
L’opération de correction des copies est actuellement en cours à travers le pays. Le premier responsable du secteur a indiqué que les résultats du baccalauréat seront publiés immédiatement après les délibérations dans les centres de correction.
« Nous avons franchi la première étape de l’examen et nous entamons désormais celle de la correction », a-t-il déclaré, relevant que cette phase est souvent accompagnée de nombreuses spéculations sur les réseaux sociaux, notamment à travers la diffusion de propositions de corrigés, d’estimations de résultats ou encore de fausses informations.
Dans ce contexte, Mohamed Seghir Saâdaoui a appelé les candidats et leurs parents à ne se fier qu’aux informations publiées sur les canaux officiels du ministère de l’Éducation nationale. « Ce qui engage le ministère est uniquement ce qui est diffusé sur ses plateformes officielles », a-t-il insisté.
Le ministre a également invité les parents d’élèves à laisser les institutions concernées accomplir leur mission dans les meilleures conditions, assurant que les enseignants correcteurs effectuent leur travail conformément aux règles strictes garantissant l’objectivité et l’équité pour l’ensemble des candidats.
Se voulant rassurant, il a affirmé que « les élèves sont entre de bonnes mains », soulignant que l’ensemble des acteurs du secteur veille à préserver les intérêts des candidats et à garantir la crédibilité du système éducatif national.
Le ministre a, par ailleurs, salué l’esprit de responsabilité dont ont fait preuve les élèves, les enseignants et l’ensemble de la communauté éducative durant cette session. Selon lui, cet engagement en faveur des valeurs d’intégrité et de probité a contribué à une baisse significative des cas de fraude par rapport aux années précédentes.
« Cette session a enregistré un nombre très réduit de tentatives de fraude, toutes isolées », a-t-il indiqué, attribuant cette évolution positive aux mesures préventives, aux dispositifs technologiques de contrôle ainsi qu’au renforcement de l’organisation mis en place par le ministère.
Renforcement des sanctions et poursuites judiciaires
En dépit de cette trajectoire descendante, la vigilance des services de sécurité et de l’encadrement pédagogique a permis de neutraliser plusieurs tentatives de fraude technologique dès les premières épreuves. Des cas de triche avérée, impliquant l’utilisation de micro-oreillettes connectées Bluetooth et la tentative de fuite de sujets via les réseaux sociaux juste après le début des examens, ont été interceptés dans plusieurs centres d’examen à travers le territoire national.
En application de la législation en vigueur relative à la sécurisation des examens officiels, les parquets généraux près les tribunaux compétents ont immédiatement engagé des poursuites judiciaires à l’encontre des contrevenants. Les mis en cause — des candidats ainsi que des complices extérieurs identifiés comme administrateurs de pages sur les réseaux sociaux — ont été présentés en comparution immédiate. Plusieurs condamnations à des peines de prison ferme, assorties de fortes amendes et d’une interdiction de postuler au baccalauréat pendant plusieurs années, ont déjà été prononcées, confirmant la politique de tolérance zéro de l’État face aux atteintes à la probité des examens.
Estimant que les résultats obtenus constituent un pas important dans la lutte contre la triche aux examens, Mohamed Seghir Saâdaoui a appelé les élèves, les parents et les personnels du secteur à maintenir leurs efforts afin d’éradiquer définitivement ce phénomène qui porte atteinte à la crédibilité des diplômes nationaux.
Pour le ministère, la session du baccalauréat 2026 confirme ainsi l’efficacité des dispositifs de sécurisation adoptés ces dernières années et témoigne d’une évolution positive des comportements au sein de l’école algérienne.