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Nationale

Bac : une session sous haute surveillance

Bac : une session sous haute surveillance

Les épreuves de la session partielle du baccalauréat 2016 débuteront aujourd’hui. Elles concernent près de 570 000 candidats, et se poursuivront jusqu’au 23 juin. Le ministère de l’Education nationale qui prévoit des mesures draconiennes pour sécuriser l’examen, aura-t-il les capacités de lutter contre une nouvelle fuite des sujets ?

Le département de Mme Benghebrit qui ne cesse de rassurer quant à l’implication de plusieurs institutions officielles, affirme avoir pris les mesures nécessaires pour l’organisation de cette épreuve.

Parmi ces mesures figure le recours aux forces aériennes. Ces dernières sont sollicitées dans certains cas, pour le transport des caisses dûment scellées par les services concernées et contenant le sujet de cet examen qui reste toutefois appréhendé par nombre de candidats.

Ce qui est perçu comme un gage de sécurité en ce sens que l’institution militaire s’implique directement, et au grand soulagement de tous les acteurs du secteur. Outre les mesures préventives, le verrouillage de l’accès aux réseaux sociaux (Facebook et Twitter) est envisagé par les autorités.

L’inspecteur général du ministère, M. Messeguem Nedjadi, a déclaré, pour sa part, que toutes les précautions sont prises afin de garantir un bon déroulement de l’examen du baccalauréat avec un risque zéro de fuite des sujets.

« Aucune mesure spéciale relative à l’ouverture des enveloppes ni au lancement officiel des épreuves n’a été prise », a-t-il expliqué. Des cadres du ministère de l’Education ont été mobilisés, à travers tout le territoire national pour suivre l’acheminement des sujets du baccalauréat, a fait savoir le même responsable.

Pour M. Nedjadi, les représentants du ministère seront le « meilleur garant » du bon déroulement des examens partiels après les fuites des sujets ayant entaché la précédente session. « La distribution des sujets aux centres d’examen se fera juste avant le début des épreuves », a-t-il ajouté. Et de préciser qu’ils (sujets) seront « acheminés dans la matinée même de l’examen ».

Pour ce qui est de l’élaboration des sujets, M. Nedjad a indiqué que « l’ONEC est le seul habilité à élaborer, imprimer et distribuer les sujets aux centres d’examen ». Concernant l’enquête enclenchée sur les fuites de sujets, le responsable a indiqué que « tous ceux qui ont été à l’origine des fuites de sujets ou qui ont utilisé les réseaux sociaux pour faire passer les sujets ou les corrections ont été arrêtés et présentés devant la justice.

L’enquête qui est à un stade avancé suit toujours son cours et les résultats seront connus à temps ». « Il s’agit d’un complot contre le pays et non pas uniquement contre la ministre de l’Education nationale « , a-t-il conclu.

Les services de la Sûreté nationale ont indiqué, à leurs tours, qu’un plan sécuritaire bien ficelé avait été mis en place pour assurer le bon déroulement des examens de la session partielle du bac dans tous les centres d’examens, précisant que ses services ont pris toutes les mesures sécuritaires préventives, en mobilisant des éléments de la sûreté aux entrées des centres d’examen et des patrouilles mobiles pour rassurer les candidats.

De son côté, le ministère de la Santé affirme que ses services ont pris les dispositions nécessaires pour assurer un accompagnement psychologique et médical des candidats, vu qu’ils sont sous pression. 

Il faut rappeler que 38% de l’ensemble des candidats (818 518 au niveau national) sont concernés par les épreuves partielles du bac, alors que le taux des candidats concernés par les matières en commun est de 21%, selon le ministère de l’Éducation. Les matières à refaire concernant la filière des sciences expérimentales sont : les mathématiques, sciences, physique, français, anglais, histoire-géographie et philosophie.

Les candidats des filières mathématiques, maths-technique et gestion-économie vont refaire les épreuves des langues française et anglaise, d’histoire géographie et celles de philosophie. Par ailleurs, le calendrier des examens qui se dérouleront pendant le mois de carême est considéré comme « souple » par le ministère de l’Éducation, en raison du fait qu’il y aura un seul examen par jour avec une durée de trois heures pour chacun.

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