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Nationale

BAC: Des peines dissuasives contre les fraudeurs

BAC:  Des peines dissuasives contre les fraudeurs

En Algérie, comme dans le reste du monde, la triche au baccalauréat devient monnaie courante. Cette année, l’examen qui a débuté  dimanche et qui se poursuit jusqu’à  jeudi 17 septembre n’a pas dérogé à la règle. Le troisième jour de cette épreuve décisif a été émaillé  par des tentatives de fraude dans plusieurs régions du pays. Mais qui dit triche, dit aussi sanctions rigoureuses que les autorités ont décidé  d’appliquer rapidement à  l’encontre des fraudeurs.

Décidément, le ministère de l’éducation nationale a mis en exécution les sanctions annoncées  récemment, dans le cadre de la lutte contre la triche et la fraude dans les examens des différents cycles d’enseignement. En effet, le ministère de la justice a indiqué  dans un communiqué rendu publique, ce mardi, que plusieurs tentatives de fraude ont été enregistrées  à  travers plusieurs régions du pays. Les candidats fraudeurs ont été  accusé de « tentatives d’organiser des fuites des  sujets ».

Selon le communiqué du ministère de la Justice, ces cas de fraude, non exhaustifs,  sont signalés dans les wilayas de Djelfa, Laghouat, Tebessa, Tiaret, Relizane  et les mis en cause sont exclus des centres d’examen et déférés en comparution immédiate, puis condamnés à des peines allant entre 2 ans et 10 mois de prison ferme, accompagnés par des amendes oscillant entre 10 000 et 50 000 dinars d’amende.

Malgré les mises en garde du ministre de l’éducation nationale, avertissant contre toute tentative de triche, plusieurs régions ont enregistré des cas de fraude et les tricheurs se sont  vu non seulement exclus du reste des épreuves mais poursuivis en justice.

Avec ces peines sévères et très vite prononcées, les autorités ont voulu être très dissuasives contre de potentiels tricheurs.    En effet, la mise en application des sanctions contre les premiers fraudeurs témoigne  de la  volonté des autorités à  mettre fin à  ce phénomène  qui a connu un boom et surtout de l’impunité, notamment, depuis la session 2016 du baccalauréat, portant atteinte à  la crédibilité de l’examen. Depuis, les autorités du pays n’ont pas ménagé aucun effort dans le renforcement des mesures de lutte  contre la fraude, allant des sanctions administratives aux coupures d’Internet tout au long de la période des examens, avant de décider d’incriminer l’acte de triche, en appliquant des sanctions pénales.

Pour sa part, l’Instance de veille et de lutte contre la cybercriminalité, partie prenante dans le dispositif de sécurisation des épreuves du  Bac,  assure qu’elle « restera vigilante pour lutter contre les tentatives de  fraude, afin de  permettre une poursuite normale des épreuves ».

Un troisième jour dédié aux matières essentielles
Pour les épreuves du troisième jour de l’examen, les élèves de toutes les filières ont été au rendez-vous avec les matières  de base. Il s’agit de la philosophie pour les filières lettres et langues, sciences naturelles  pour  scientifiques, technologie pour les maths techniques et gestion et comptabilité pour ceux inscrits en gestion et économie. A la sortie du centre d’examen « Khaled Eldjazairi » à  Boudouaou, les candidats de la filière sciences de la nature  ont été un peu optimistes. Ces derniers ont jugé  l’épreuve moyenne et que  ceux qui ont révisé  sérieusement pouvaient facilement travailler. C’est le cas de Zeineb, qui était soulagée et satisfaite de son travail. « J’ai opté pour le premier sujet qui était facile par rapport au deuxième, un peu compliqué », a-t-elle estimé.  Avec un coefficient de 6, la jeune candidate pensait se rattraper après l’épreuve de mathématiques, qu’elle a jugé inabordable. Pour Imane, « les questions de deux sujets sont  tirées du programme et très précises», a-t-elle fait savoir. Et d’ajouter : « Un élève d’un niveau moyen pouvait répondre au moins à la moitié des questions», affirme-t-elle.

A l’opposé, les candidats de la filière gestion n’était pas vraiment confiants. Ils ont jugé que la matière de gestion n’était pas à  la portée  de tout le monde. « Je ne m’attendait pas à  un sujet pareil. J’étais  presque persuadée qu’on va nous faciliter la tâche, surtout que nous étions privés  de cours pendant six mois », a indiqué  la jeune candidate.

Il est à  noter, que dans l’après-midi, tous les candidats à cet examen national ont passé l’épreuve de français.

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