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Nationale

Baba Ammi annonce un projet pour l’émission de titres sans intérêts

Baba Ammi annonce un projet pour l’émission de titres sans intérêts

Le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, a annoncé jeudi qu’un projet est à l’étude pour l’émission d’emprunts sans intérêts.

Répondant à une question orale au Conseil de la nation sur un projet d’émission de titres sans intérêts dans le cadre de l’emprunt obligataire, lancé récemment par le Trésor public, le ministre a affirmé que bon nombre de banques, notamment la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP) et la Banque de développement local (BDL), émettent au profit du large public des titres sans intérêts, outre l’existence d’un livret d’épargne sans intérêts.

Le ministre a tenu à préciser qu’il n’existe pas de banques islamiques et de banques non islamiques, affirmant qu’ il y a des banques soumises à un système bancaire international et qui peuvent proposer des services avec ou sans intérêts en matière d’épargne.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie globale de modernisation du système financier par la diversification des prestations offertes aux clients, a indiqué Baba Ammi.

La loi autorise les banques et les établissements financiers à proposer des prestations qui ne sont pas basées sur le taux d’intérêt, a-t-il ajouté, rappelant que des instructions ont été données dans ce sens à l’ensemble des banques publiques, d’où le produit
« Moucharaka » ou « Mourabaha ».

Concernant l’emprunt national pour la croissance économique lancé en avril dernier, le ministre a fait état de la collecte d’un montant global de 560 milliards de DA, affecté au financement d’infrastructures de base telles que des ports, des voies ferrées, et à l’extension des zones industrielles.

Le ministre a indiqué, en outre, que l’opération de mise en conformité fiscale volontaire a incité nombre de commerçants et de chefs d’entreprises non structurés à intégrer le secteur formel.

En réponse à une autre question sur une possible ouverture, pour les moudjahiddine, de l’importation de véhicules touristiques, le ministre a affirmé que les invalides de la guerre de libération nationale ont le droit d’acquérir ce genre de véhicules de l’étranger ou auprès d’un concessionnaire automobile tous les cinq ans, avec exonération totale des droits et taxes de douane ainsi que des procédures de contrôle sur le commerce extérieur et de change.
Les bureaux de change ne peuvent remédier à eux seuls au problème du marché parallèle

A une question sur le marché de change parallèle, l’argentier du pays a établi les causes du problème du change en Algérie en affirmant que la faiblesse de l’offre de la part des citoyens non résidants ou étrangers induite par les lacunes du secteur du tourisme, d’une part, et la forte demande de la part des citoyens résidants, d’autre part, est à l’origine d’un déséquilibre entre l’offre et la demande.

« Aussi, l’ouverture de bureaux de change ne peut, à elle seule, remédier au problème du marché parallèle de change du fait que la demande dépasse l’offre », a-t-il soutenu, assurant que les pouvoirs publics œuvraient à régler progressivement ce problème.

Le ministre a réfuté la promulgation « d’un quelconque décret exécutif en avril dernier », affirmant que les quarante-six bureaux de change évoqués ont obtenu en fait un agrément de la Banque d’Algérie (BA) conformément à l’instruction 08-96 et l’instruction 13-97 et à la directive n° 07-95 relative au contrôle du change.

Sur les 46 bureaux agréés, 40 se sont vu retirer leur agrément, dont 13 à la demande des bénéficiaires eux-mêmes et 27 pour non entrée en activité après l’obtention de l’agrément, a ajouté le premier argentier du pays. Le ministre a expliqué que les bureaux de change ne peuvent vendre des devises aux citoyens résidants que dans des cas fixés par la loi. 

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