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Nationale

Azzeddine Mihoubi depuis Constantine : «Le système LMD a montré ses limites»

Azzeddine Mihoubi depuis Constantine :  «Le système LMD a montré ses limites»

« Des ennemis de l’extérieur veulent pervertir l’image de l’institution militaire et à travers elle celle du peuple algérien », a qualifié le candidat Mihoubi ce merecredi depuis Constantine vaguement le débat sur la situation en Algérie engagé récemment par l’Union européenne. « Le peuple algérien est plus fort et notre historique rendez-vous du 12 décembre va consacrer la volonté populaire comme stipulée dans les articles 7 et 8 de la Constitution », a lancé hier le candidat Azzeddine Mihoubi, qui s’est dit porteur d’un véritable projet. « On veut construire des institutions fortes, pour l’édification d’une République des institutions, et non une République bananière »

Le candidat du Rassemblement national démocratique à la présidentielle du 12 décembre a axé son meeting sur deux fondamentaux : l’histoire et l’université. Pour la première, le poète et homme de lettres s’est dit très attaché à l’écriture véritable de l’histoire de notre pays dont le passé, le présent et le futur constituent les substituts. « Notre histoire est riche mais pas suffisamment mémorisée », dira l’hôte de Constantine sous les ovations de quelques sympathisants éparpillés aux quatre coins de la salle du Zénith, baptisée en 2015 du nom d’Ahmed-Bey, dernier souverain du beylik de Constantine. « Il faut élargir le champ de la mémoire pour que les générations futures soient fières de leur passé » a-t-il dit. Mihoubi ne pouvait passer sans rappeler que lui-même avait contribué par ses écrits et œuvres théâtrales à l’enrichissement de ce patrimoine. Une salle plutôt bien meublée de deux mille personnes venues de la quasi-totalité des wilayas de l’Est du pays. « L’émir Abdelkader et Ahmed bey, deux symboles de la résistance aux premières heures de la colonisation, et tous ceux qui après eux ont fait preuve de courage et de résistance constituent pour nous et pour les générations futures des points de repère ». Une foule rassemblée au Zénith -à des kilomètres du centre-ville, loin du tumulte des hirakistes- que le candidat a qualifiée de « meilleure réponse à ceux qui doutent du nationalisme des Algériens » à aller voter le 12 décembre. « votre présence est une caution pour un projet « d’une Algérie forte, une Algérie résistante, celle de l’avenir et des jeunes », dira-t-il avant de poursuivre : « La souveraineté n’est pas une marchandise que l’on achète dans un supermarché. Des hommes l’on acquise par le sang et c’est à nous de la préserver, c’est pourquoi il faut riposter à tous ceux qui veulent nuire à la patrie ».

Le deuxième point soulevé par l’hôte de la capitale de l’Est fut un réquisitoire contre l’université, dont le système actuel a, selon lui, montré ses limites. Appelant à une refonte globale du secteur afin qu’elle (l’université algérienne) puisse être au diapason des autres universités du monde. « Il faudrait qu’elle soit créatrice de cerveaux et non pas de diplômes, il faut revoir le système universitaire de façon pragmatique et scientifique en concertation avec enseignants, chercheurs, étudiants et syndicalistes pour une nouvelle université capable de jouer le rôle de motivant pour le développement », a-t-il soutenu. « Le système LMD a montré ses limites, a dit le secrétaire général du RND, il faut réfléchir à un autre système pour permettre à l’étudiant de penser à acquérir le savoir et la recherche et non à seulement décrocher un diplôme et cela afin qu’il soit lui-même un projet et apporte une valeur ajoutée à la société. « Dans mon projet que j’ai présenté au peuple algérien, poursuit l’orateur j’apporte des solutions au secteur.

Ce qui lui permettra d’ailleurs de faire une petite transition pour parler économie, précisant que l’université doit être en relation étroite avec les entreprises particulièrement économiques.

Il promet ainsi aux entreprises qui mettent en place des laboratoires de recherche en relation avec leur activité seront exonérées d’impôts à condition qu’elles incorporent dans leurs staffs des étudiants et des chercheurs. « On veut que nos entreprises soient non seulement des entreprises de production, mais aussi de recherche et de développement », a-t-il argué.

« Nous avons aussi dans notre programme prévu la création de « ville de l’innovation » ouverte à tous les Algériens universitaires ou non à la recherche d’un accompagnent et d’un appui pour leurs projets et leurs inventions ». Des milliers d’Algériens sont exploités dans des sociétés à travers le monde parce qu’ils n’ont pas trouvé ici la prise en charge qui leur permet de rester. Nous espérons aussi pouvoir profiter de leur savoir-faire.

En gros, le candidat Mihoubi prône une nouvelle approche de ce que sera l’Algérie de demain, où les jeunes auront une place prépondérante dans le processus de développement par la création d’un maximum d’entreprises pour les embaucher, la construction de logements pour les loger, entre autres. Seulement l’hôte de la ville des Ponts n’a pas précisé d’où il puisera les ressources pour concrétiser son programme qui, selon lui, va rendre l’espoir aux jeunes.

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