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Nationale

Avocats et élus locaux reviennent à la charge

Avocats et élus locaux reviennent à la charge

Les rejets de l’élection présidentielle du 4 juillet se multiplient. Partis politiques, organisations professionnelle et élus locaux sont défavorables à la tenue de cette élection, alors que le pouvoir mise sur ce scrutin comme unique solution à la crise. Le chef de l’Etat l’avait réaffirmé dans son discours du 5 mai.

A moins de deux mois de l’élection présidentielle, les rejets proviennent d’ici et de là. Hier c’est les avocats qui ont renoué avec la protestation. A Tizi Ouzou, ils ont marché pour exprimer leur refus de l’élection présidentielle. En réponse à l’appel lancé par l’Ordre des avocats de la wilaya, où il a été souligné l’importance de la mobilisation pour construire une Algérie libre et démocratique qui ne va se réaliser que par un changement radical, les robes noires étaient au rendez-vous. Des slogans hostiles à la tenue de ce scrutin ont été scandés. Dans la wilaya de Bouira, les avocats se sont également rassemblés devant la cour de justice pour dire non à ce scrutin. Ils réitèrent leur attachement aux revendications du peuple. Rappelons que les robes noires avaient organisé, le 23 mars-journée nationale des avocats-, une grande marche à Alger en guise de soutien au mouvement populaire, et surtout pour réclamer un Etat de droit. Et voilà qu’après un répit, ils renouent avec la protesta, d’autant que le rôle de ces hommes et femmes de loi est très important, notamment en cette période, comme d’ailleurs souligné par le bâtonnier de la wilaya de Tizi Ouzou, Me Brahimi, dans son appel à cette journée de protestation.

De leur côté les présidents des Assemblées populaires communales et le président de l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou ont appelé leurs camarades à travers le pays à participer à la marche hebdomadaire de vendredi prochain, dans l’acte 13 du mouvement populaire, pour exprimer leur rejet de la tenue de la présidentielle du 4 juillet. Dans une déclaration rendue publique, ces P/APC réitèrent leur position quant au rejet de la présidentielle. « Elle ne constitue guère une réponse à la hauteur de la dimension et des aspirations légitimes des millions d’Algériens et d’Algériennes qui descendent chaque jour dans la rue pour exiger le départ du système et l’avènement d’une nouvelle République et d’un Etat de droit », peut-on lire dans la déclaration.

Cette situation, des plus inédites, ne va certainement pas laisser les autorités sans réaction.

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