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Nationale

Avant-projet de la Constitution: L’ANIE s’implique dans les débats

Avant-projet de la Constitution: L’ANIE s’implique dans les débats

Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) , Mohamed Charfi, a indiqué ce mercredi à Alger que l’appel du président de la République à l’ouverture d’un atelier pour débattre l’avant-projet de la Constitution, ne laisse pas la porte ouverte à des perceptions « d’un modèle alternatif », précisant que le contenu de la nouvelle Constitution devrait tenir en compte essentiellement les engagements du président de la république.

Charfi a expliqué, en marge des journées d’étude consacrées aux débats sur la mouture de la Constitution, que « la révision de cette dernière est censée concrétiser les fondements de la démocratie, pour ainsi attirer l’intérêt de toute personne désirant contribuer à son enrichissement, avant d’être soumise à un référendum populaire ».

L’ancien ministre de la Justice a rappelé que l’Autorité qu’il préside actuellement depuis sa création en septembre 2019 « est l’émanation du Hirak et le fruit d’un dialogue national ». L’ANIE avait , selon lui, accompli sa mission en bonne et due forme, œuvrera à concrétiser ses objectifs, notamment la promotion du système électoral, selon l’alternance au pouvoir de manière pacifique ».

Partant de ce principe, les travaux de l’équipe de cette instance, qui se penche sur les propositions relatives à la révision constitutionnelle, examinent des mécanismes lui accordant plus d’indépendance des appareils exécutif et judiciaire. Il est question de voir également si le nouveau texte « a réellement constitutionnalisé ses pleines prérogatives, ou il s’agit seulement des dispositions de forme », souligne-t-il.

Charfi veut à travers cette occasion avoir une voix au chapitre pour renforcer le statut de l’ANIE, en la dotant davantage de prérogatives à même de pallier aux lacunes relevées durant sa première expérience, lors de l’organisation de la présidentielle du 12/12 2019.

« Notre Autorité ne doit pas être un simple organisateur d’évènement, nous pourrons agir en amont et participer à la bonne gouvernance », renchérit encore à l’adresse des membres de son Instance.

Il a fait observer dans le même sillage que « le peuple nous a confié le 12 décembre dernier la mission d’exécuter le programme du président élu et le respect de la voix du peuple ».

« Nous vivons une période charnière dans la construction de l’avenir démocratique du pays, qui aboutira à la naissance d’une nouvelle Constitution. Nos contributions scientifiques vont être sans doute d’une grande utilité pour les experts chargés de la formulation finale de ce texte », dit –il.

Selon lui, « l’élaboration de la nouvelle Constitution a été confiée à une équipe composée d’experts et de constitutionnalistes compétents en vue de soumettre une loi fondamentale ». Elle devrait être « complémentaire et cohérente à l’effet de régir le pays conformément aux objectifs du programme du président de la République ».

« Nous estimons que nous vivrons dans la nouvelle Algérie lorsque nous verrons les principes de la déclaration du 1e novembre, comme référence, se concrétiser progressivement », considère-t-il.

Sur la consécration du Hirak dans la mouture de la Constitution , Charfi a souligné qu’il ne s’agit pas « de simples faits historiques enregistrés », mais c’est le début d’un nouveau processus, faisant allusion à la « nouvelle philosophie » de l’Armée nationale dans « la gestion sécuritaire » d’une telle situation politique.

Par ailleurs, le chargé de mission à la présidence de la République , Mohamed Laagab a affirmé que la nature du régime politique comme conçue dans l’avant-projet en question est « semi présidentielle », ajoutant que la grande partie des critiques émises et les remous sur la Constitution partent d’une vision basée sur un régime parlementaire.

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