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Culture

Avant-première du film Le patio à Constantine

Avant-première du film Le patio à Constantine

Produit dans le cadre de la manifestation Constantine capitale 2015 de la culture arabe, le long-métrage Le patio de Sid Ali Mazif a été présenté en avant-première, en début de soirée, ce samedi 27 février, à la maison de la culture Malek-Haddad.

Connu en particulier pour ses œuvres sur la condition féminine : Leila et les autres (1977), Houria (1986), La violence contre les femmes (2007) notamment, le réalisateur et scénariste Sid Ali Mazif revient, cette fois-ci, avec Le Patio. Un long-métrage de genre social qu’il a co- écrit avec l’écrivaine Zoubeida Mameria. Cet auteur ne déroge pas à la (sa) règle. Il explore encore le monde féminin. Il met en scène un groupe de six femmes dans une grande maison de style mauresque, à la périphérie de la ville de Constantine. Le point commun à ces personnages, venus de différents horizons, est le célibat. En 106 minutes, cette nouvelle fiction invite le cinéphile à découvrir la vie quotidienne de ces femmes célibataires qui, chacune de son côté, aspirent à l’existence d’un conjoint, ce grand absent-présent dans leur univers féminin. L’une vit dans le souvenir d’un défunt époux, une autre subit un mari, une autre vit dans l’espoir d’en trouver un. 

Pour chacune de ces femmes, incarnées par les actrices Louiza Habani, Mouni Boualem, Tinhinan, Manel Gouacem, Wissem Meghanem et Noura Benzerari, le défi est de réussir à surmonter le célibat contraint ou subi et tenter de vivre l’absence du conjoint, non pas comme une fatalité mais comme un choix assumé. Jusqu’à quel point cela sera-t-il possible ? D’autant qu’elles sont confrontées au regard malveillant dans leur société. Dans Le patio, allusion faite à l’espace intérieur qui réunit ces femmes, Sid Ali Mazif met en avant la femme libérée des « contraintes sociales », la pieuse qui a choisi la voie de Dieu comme solution à tous ses déboires et une autre complètement désorientée qui cherche sa voie. Tourné à Constantine, Blida, Birtouta et Alger, ce film s’attarde sur le regard souvent « réducteur » porté dans la société sur la femme, il évoque le célibat choisi ou imposé et fustige une société où perdurent « les mentalités archaïques ».

Lors d’une conférence de presse, animée dans la matinée de ce dimanche, Sid-Ali Mazif a estimé que Le patio réunit les ingrédients d’une production cinématographique « prometteuse ». Il a précisé que le film, « réalisé avec des compétences algériennes », a adopté les dernières techniques du son et de l’image utilisées dans le monde du 7e art. Le réalisateur a également soutenu que cette expérience « permet de renouer avec les petits métiers du cinéma ».

Toujours est-il que cette œuvre constitue la première production du département Cinéma de la manifestation Constantine capitale 2015 de la culture arabe. Selon le conférencier, cette réalisation a nécessité un budget de 600 millions de dinars. Après avoir subi, durant le printemps dernier, la polémique au sujet de son financement, Le Patio attend d’être apprécié par le grand public.

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