Avant-première de « Inconnu » : Une plongée dans les méandres de la paranoïa – Le Jeune Indépendant
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Culture

Avant-première de « Inconnu » : Une plongée dans les méandres de la paranoïa

Avant-première de « Inconnu » : Une plongée dans les méandres de la paranoïa

Le court-métrage « Inconnu », réalisé par Ahmed Zitouni, a été présenté samedi soir en avant-première, à la Cinémathèque algérienne. Ce thriller de 14 minutes, qui explore avec finesse les angoisses et les menaces inhérentes à l’ère numérique, a plongé le grand public dans un univers sombre et mystérieux.

Le film relate le quotidien de Salima, une artiste peintre dont la routine paisible est bouleversée par la découverte d’un téléphone portable abandonné dans la rue. Intriguée par cet objet mystérieux, elle décide de le ramener chez elle, ignorant qu’elle s’apprête à franchir la frontière d’un cauchemar terrifiant.

Dès les premiers instants, l’atmosphère du film est empreinte d’une tension palpable. Zitouni utilise un cadrage resserré et une lumière tamisée pour créer un sentiment d’oppression et d’isolement. La musique, discrète mais omniprésente, accentue l’angoisse qui monte crescendo à mesure que l’intrigue se déroule.

Alors que Salima tente de comprendre l’origine du téléphone et de retrouver son propriétaire, elle se retrouve confrontée à une série d’appels menaçants provenant de personnes qui lui demandent de rendre dans minuit le téléphone à un certain Khaled. Chaque sonnerie devient une source de terreur croissante, et la jeune femme se sent de plus en plus isolée et vulnérable.

Sous l’emprise d’une terreur croissante, Salima se met machinalement à dessiner sur le sol de son appartement des symboles en forme de huit, représentant une boucle infinie qui symbolise la spirale de la peur dans laquelle elle est enfermée. Cherchant refuge dans ce geste instinctif, elle s’allonge sur le dessin, comme pour s’enfoncer dans un monde imaginaire loin de la menace qui la guette.

Mais la réalité la rattrape brutalement. Se relevant d’un bond, elle saisit le téléphone portable, source de ses tourments, et le jette violemment par la fenêtre, comme pour se débarrasser d’un objet maudit. Un jeune homme, témoin involontaire de la scène, voit le téléphone tomber à ses pieds et le ramasse.

Cependant, le destin semble s’abattre sur la jeune femme. Hypnotisée, elle a appelé le numéro inconnu et a répété la même menace terrifiante : « Rendez-vous au téléphone avec Khaled avant minuit, sinon vous le regretterez ».

Le film explore avec finesse les thèmes universels de la peur de l’inconnu, de la perte de contrôle et de l’impact de la technologie sur nos vies. Salima, face à une menace invisible et omniprésente, se retrouve confrontée à ses propres démons intérieurs et à la fragilité de sa santé mentale. La frontière entre réalité et fiction s’estompe, et elle commence à douter de tout et de tout le monde.

Le premier film de Zitouni se distingue par sa réalisation soignée et intelligente. Le réalisateur utilise un langage cinématographique précis et efficace pour créer une tension insoutenable et maintenir le spectateur en haleine jusqu’à la dernière minute. Le film est porté par une performance magnifiquement rendue par Nardjes Asli, qui incarne avec brio la peur, la confusion et la détresse de son personnage.

Le film a décroché le prix du jury au Festival du court-métrage d’Imedghassen, le prix du jury au festival de la littérature et du cinéma de la femme de Saïda et le prix du meilleur court-métrage mensuel mars-avril à IndoDubai. Il a été inscrit au Short Corner au festival de Cannes.

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