-- -- -- / -- -- --


Nationale

Autonomisation de la jeunesse : Le CSJ appelle à une mobilisation nationale 

Autonomisation de la jeunesse : Le CSJ appelle à une mobilisation nationale 
L’éducation comme priorité stratégique.

À l’heure des mutations numériques et des impératifs du développement durable, le Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ) a lancé, ce samedi, un appel à repenser les politiques publiques en plaçant l’éducation et l’autonomisation des jeunes comme des priorités stratégiques. 

 

Mohamed Frihi, vice-président du Conseil supérieur de la jeunesse, chargé de la coordination et du suivi des projets, a déclaré, lors de son allocution prononcée à l’ouverture du Forum national consacré à l’enseignement et au pouvoir d’agir des nouvelles générations, sous l’égide du Conseil supérieur de la jeunesse, que « l’investissement dans le capital humain n’est pas un choix conjoncturel mais une nécessité stratégique », précisant que « l’investissement dans le capital humain et la mise en place d’un enseignement de qualité, capable d’accompagner les mutations numériques et économiques, constituent un véritable levier pour renforcer la place des jeunes dans la prise de décision ». 

 

Frihi a également relevé l’importance d’impliquer « la responsabilité collective afin d’offrir un enseignement de qualité, en phase avec les mutations numériques, économiques et environnementales que connaît le monde ».

 

Pour le responsable, l’enjeu dépasse le seul cadre académique. Soutenant que « former, c’est aussi préparer à décider, à innover et à participer activement à la vie publique », il a souligné que l’autonomisation des jeunes constitue l’une des clés de voûte d’un développement durable inclusif. Dans cette perspective, il a plaidé pour une approche intégrée articulant formation, employabilité, entrepreneuriat et citoyenneté active, estimant que « la jeunesse algérienne dispose d’un potentiel considérable qui doit être accompagné, structuré et valorisé ». Lors des travaux de la rencontre, les présidents des commissions organisatrices ont abondé dans le même sens, affirmant que cette rencontre a pour principal objectif de « dépasser le stade des constats » pour formuler des recommandations concrètes et opérationnelles. L’ambition est de créer un espace de dialogue permanent entre institutions, universités, experts et acteurs associatifs, afin d’aboutir à des propositions en adéquation avec les objectifs de développement durable et les aspirations des jeunes en matière de formation, d’insertion professionnelle et d’innovation.

 

Organisé par la commission de l’éducation, de la formation et de l’enseignement supérieur et du renforcement des capacités des jeunes, en coordination avec la commission de l’environnement et du développement durable de la Faculté des sciences de l’information et de la communication de l’Université d’Alger 3, le forum a réuni des représentants de différents départements ministériels, des institutions constitutionnelles, des enseignants-chercheurs, des experts ainsi qu’une importante délégation de jeunes et d’étudiants venus de plusieurs wilayas.

 

La diversité des profils présents a conféré aux débats une dimension à la fois académique et pragmatique. Les échanges ont porté sur l’adaptation des curricula aux exigences du marché de l’emploi, le renforcement des compétences numériques, la promotion de l’entrepreneuriat vert et l’intégration des principes de durabilité dans les politiques éducatives. Plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de rapprocher davantage l’université du monde économique et d’encourager les passerelles entre recherche, innovation et tissu productif. Il convient de noter qu’au fil des discussions, un constat s’est imposé : la transition vers un modèle de développement durable ne saurait se concrétiser sans une jeunesse formée, confiante et pleinement engagée.

L’éducation apparaît ainsi non seulement comme un droit fondamental mais aussi comme un levier structurant pour réduire les inégalités, stimuler la croissance et consolider la cohésion sociale. Fort de ce constat les recommandations issues des travaux devraient être compilées dans un document de synthèse destiné à alimenter les politiques publiques en direction des jeunes, afin d’inscrire cette action dans la durée et de contribuer, par la concertation et l’expertise, à bâtir une Algérie plus innovante et résolument tournée vers l’avenir.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email