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Nationale

Au delà du commerce, la porte de l’Algérie est aussi ouverte aux investissements

Au delà du commerce, la porte de l’Algérie est aussi ouverte aux investissements

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui s’est rendu en Chine depuis avant-hier pour une visite essentiellement économique, veut signifier aux Chinois, qui dominent déjà le marché algérien en tant que premier fournisseur, que la porte de l’Algérie est aussi grande ouverte à l’investissement productif.

« Au-delà de la dimension commerciale forte appréciable au demeurant, il s’agit, pour nous aujourd’hui, d’encourager vivement les investisseurs chinois à s’impliquer davantage dans la réalisation des programmes et projets structurants, seuls à même de conférer la durabilité indispensable à un partenariat mutuellement bénéfique », a déclaré Sellal à Pékin, lors d’un discours au forum économique sino-algérien, publié par l’APS.

Le Premier ministre a insisté sur « la vive volonté » de l’Algérie d’encourager les investisseurs chinois à s’impliquer davantage dans la réalisation des programmes et projets structurants.

Le premier ministre a salué par ailleurs, « l’engagement des entreprises chinoises dans la réalisation de projets d’envergure dans les domaines de la construction et des infrastructures de base. Il s’est réjoui de « la convergence dans l’approche politique qui s’est amplifiée, lors des échanges de visites de responsables de haut niveau, qui ont aussi porté sur les enjeux et défis inhérents aux mutations du monde actuel.

La consultation politique se poursuivra, en juin prochain, par la visite en Chine du président du Conseil de la nation, a-t-il affirmé, ajoutant que le socle de cette convergence « est, aujourd’hui, conforté par le développement accru des échanges économiques entre nos deux pays comme en témoigne le statut de la Chine comme premier partenaire commercial de l’Algérie pour la deuxième année consécutive. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont passés de 200 millions de dollars en 2000 à 10 milliards de dollars en 2014 faisant ressortir un avantage substantiel au profit de la partie chinoise.

En 2014, En 2014, la Chine a été le premier fournisseur de l’Algérie avec 8,2 milliards de dollars et son 10e client avec 1,8 milliards de dollars. Par ailleurs, 790 entreprises chinoises sont présentes en Algérie activant notamment dans le bâtiment et travaux publics ainsi que l’import-export. Différents projets, notamment dans le bâtiment, sont confiés à des entreprises chinoises dont la Grande mosquée d’Alger, l’Opéra d’Alger ainsi que des projets de logement.

Aussi, le Premier ministre a évoqué le plan quinquennal 2015-2019 qui recèle de multiples opportunités pour les deux partis pour nouer de partenariats gagnant-gagnant notamment dans la construction de logements, d’infrastructures de base ainsi que dans les domaines de l’industrie, de l’agriculture, du tourisme, de l’énergie, des technologies de l’espace, du numérique et de la formation.

Il a relevé que l’Algérie peut, également, par sa situation géostratégique, son potentiel humain, ses ressources naturelles, la qualité de ses infrastructures de base, ainsi que l’excellence de sa proximité avec les pays arabes et africains, « constituer une plate-forme opérationnelle pour les investisseurs chinois souhaitant élargir leurs activités et pénétrer les marchés africain et méditerranéen.

Bouchareb : la transition économique de la Chine un exemple à suivre 

Pour sa part, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a souligné la nécessité pour les deux partis d’élargir la coopération économique dans une approche mutuellement avantageuse.

« Ce qu’a accompli la Chine en à peine 30 ans force le respect ; il force l’admiration : c’est une véritable renaissance économique comme rarement l’humanité en a connu.
La Chine nouvelle façonne désormais le monde. Pour nous aussi c’est un exemple d’inspiration pour le modèle de croissance que nous voulons bâtir », a-t-il affirmé.

Le ministre de l’Industrie a évoqué la une transition « réussie » de ce pays qui a « su » construire une économie productive et diversifiée dans des branches industrielles porteuses de croissance. « Il y a des convergences et de complémentarités dans plusieurs domaines d’activités », a-t-il en citant plusieurs secteurs tels les mines, l’électronique, l’électrique, le photovoltaïque, la sidérurgie, l’industrie mécanique, les équipements industriels, la chimie, la pétrochimie, la sous-traitance industrielle, l’agro-industrie, l’agriculture, le numérique, la santé, les matériaux de construction ou encore le BTP. 

« Ce sont là de vrais chantiers de partenariat industriel et technologique à ouvrir sans attendre entre nos entreprises », a-t-il insisté, en ajoutant que l’Algérie a fait le choix d’une industrialisation qui favorise la remontée dans la chaîne des valeurs des filières. Parmi ces secteurs industriels à forte valeur ajoutée, il a cité le secteur minier où « la Chine a toute sa place ».

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