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Culture

Au-delà de la lecture

Au-delà de la lecture

Lors du premier séminaire national sur L’animation culturelle au sein des bibliothèques principales de lecture publique, entre théorie et pratique, ce lundi 21 et mardi 22 novembre à à la bibliothèque principale de lecture publique Hamdane-Hadjadji d’Aïn Defla, les participants ont mis l’accent sur l’importance pour ces espaces de diversifier leurs prestations.

Pour les séminaristes, il s’agit de verser dans l’animation culturelle pour susciter l’intérêt du public dans les bibliothèques principales de lecture publique.

Il est question de la nécessité de changer la vision faisant des bibliothèques principales des « lieux servant uniquement à la préparation des examens », l’objectif de ce séminaire national de deux jours étant de sensibiliser le personnel des bibliothèques sur le rôle dévolu à ces établissements en matière d’animation culturelle, selon le président du comité scientifique du séminaire, le Pr Rabah Aâlahoum.

Dans une communication portant sur le rôle de l’animation culturelle dans l’ancrage de la « culture informationnelle », le Pr Aïssa Mehadjbi de l’université Alger 2 a considéré que les bibliothèques principales de lecture publique constituent l’un des meilleurs moyens permettant l’acquisition de la connaissance sur nombre de domaines intéressant la société, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Il a, dans ce cadre, estimé que des activités culturelles telles les expositions, les films, et les symposiums constituent autant de « tribunes » permettant de créer une synergie culturelle et, par ricochet, diffuser des informations utiles.

Il est « impératif », d’après ce professeur, que les personnes assurant l’animation culturelle au sein des bibliothèques aient la qualification nécessaire et qu’elles soient munies d’un certain nombre de bagages à même de leur permettre de s’acquitter de leur mission.

Dans le même sillage, l’orateur s’est étonné du fait que des intellectuels boudent les bibliothèques principales de lecture publique, regrettant que ces espaces ne servent qu’à la préparation des examens de fin d’année ou les thèses de fin d’études.

En relevant le rôle des moyens de communications électroniques dans la dynamisation de l’activité culturelle au sein des bibliothèques principales de lecture publique, le Dr Abderezak Messaâdia de l’université Djilali-Bounaâma de Khemis Miliana a, de son côté, appelé à la nécessité de tirer profit de ce créneau dont l’influence n’est plus à démontrer.

La mise en place de sites électroniques ou l’ouverture d’une page sur les réseaux sociaux permettra aux directions de la culture à l’échelle nationale de consolider leur relation avec le public et, par ricochet, d’accaparer son intérêt.

La directrice de la culture d’Aïn Defla, Bekkara Hadda, a, elle, mis en évidence le rôle des bibliothèques publiques dans la dynamisation de l’acte culturel, relevant que ces aires sont à même de contribuer au raffermissement de l’identité nationale.

Tout en affirmant que l’Etat investit dans la culture notamment par le biais de l’édification des bibliothèques principales, elle a noté que l’intérêt porté à ces structures contribue à l’émancipation des jeunes générations et à leur éveil.

Elle a également déploré le fait que certaines bibliothèques ferment leurs portes à 17 heures, mettant l’accent sur la nécessité pour ces espaces d’influer positivement sur la société et non pas d’en subir les remous. 

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