Attaf à Bruxelles : La question palestinienne à l’ordre du jour – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Attaf à Bruxelles : La question palestinienne à l’ordre du jour

Attaf à Bruxelles : La question palestinienne à l’ordre du jour

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf, se trouve, depuis ce dimanche après-midi à Brues, capitale du royaume de Belgique, pour participer à une réunion ministérielle arabo-européenne sur la question palestinienne.

Cette réunion intervient à la demande du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et fait suite à la première édition qui s’est tenue à Riyad à la fin du mois d’avril dernier et qui a réuni un groupe de pays arabes et européens dans le cadre d’un effort diplomatique commun visant principalement à promouvoir une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien et à renforcer la dynamique des reconnaissances diplomatiques de l’Etat de Palestine.

L’Algérie participe à cette réunion en sa qualité de membre arabe du Conseil de sécurité et en vertu de ses efforts en faveur de la cause palestinienne, notamment pour mettre fin à l’agression israélienne en cours contre Gaza ainsi que pour faire avancer le dossier de l’adhésion de l’Etat de Palestine, en tant que membre à part entière, aux Nations unies.

Pour rappel, Riyad a accueilli, le mois dernier, une réunion de coordination afin de soutenir les efforts visant à mettre en œuvre la solution à deux Etats et à reconnaître l’Etat de Palestine.

Cette réunion, qui a vu la participation des ministres des Affaires étrangères d’un groupe de pays arabes, des membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et de pays européens a porté sur « les moyens et les perspectives d’accélération de la mise en œuvre de la solution à deux Etats et la reconnaissance de l’Etat palestinien comme solution juste, durable et définitive au conflit arabo-israélien », selon les termes d’un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Dans une allocution prononcée lors de cette réunion du mois d’avril dernier, M. Attaf avait affirmé que « l’établissement de l’Etat palestinien indépendant et souverain demeure l’essence même de toute solution au conflit arabo-israélien », ajoutant que c’est là « le défi principal et inéluctable et la condition sine qua non pour tout processus de paix sérieux ».

Le ministre a rappelé, dans ce cadre, les faits historiques liés à la question palestinienne, à commencer par la résolution onusienne 181, soulignant « l’impossibilité de réaliser la paix et la sécurité au Moyen-Orient sans permettre aux Palestiniens d’exercer leurs droits légitimes, à leur tête le droit inaliénable à l’établissement de leur Etat indépendant et souverain, avec El-Qods comme capitale ».

En outre, Attaf a souligné qu’il était encourageant de voir de plus en plus de pays s’engager à reconnaître l’Etat palestinien, les appelant à « concrétiser cette démarche importante et cruciale vers la réalisation de la sécurité et de la paix au Moyen-Orient, et la sauvegarde de la solution à deux Etats, en proie à un travail de sape systématique par l’autorité occupante ».

 Selon les observateurs qui ont couvert cette réunion de Riyad, les participants ont échangé des points de vue et se se sont concertés sur les mesures pratiques nécessaires pour mettre fin à l’agression sioniste à Gaza. Il a également été question de relancer la voie politique qui implique la mise en œuvre de la solution à deux Etats, y compris l’étape tant attendue de la reconnaissance de l’Etat palestinien, dont le processus est déjà en marche.

Cette rencontre intervient au moment où de nombreux Etats ont mis en garde contre une éventuelle invasion de Rafah, dans le sud de Gaza, soulignant qu’elle conduirait à une catastrophe humanitaire, à des conséquences désastreuses pour les Palestiniens et les pays voisins, ainsi qu’à des répercussions importantes pour toutes les autres parties.

A l’issue de cette première édition, les pays participants ont souligné leur engagement envers une approche globale pour trouver une solution définitive au conflit dans la région et surtout aux agressions israéliennes. Aujourd’hui, les Européens considèrent que la reconnaissance de l’Etat palestinien est un droit inhérent du peuple palestinien à l’autodétermination et c’est là une décision urgente pour garantir une voie fiable et irréversible vers la mise en œuvre de la solution à deux Etats.

La récente reconnaissance de trois pays européens de l’Etat de Palestine (Irlande, Norvège et Espagne) est un pas important dans le processus de la création d’un Etat palestinien souverain.

Enfin, selon des médias internationaux, cette réunion de Bruxelles verra la participation des ministres des Affaires étrangères et des représentants de l’Algérie, de Bahreïn, du Qatar, de l’Egypte, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, de la Palestine, de la Belgique, de la France, de l’Allemagne, de l’Irlande, de l’Italie, du Portugal, de l’Espagne, de la Slovénie, de la Turquie, du Royaume-Uni, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de la Ligue arabe.

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