Ateliers de scénarios de courts métrages: En quête d’une nouvelle écriture
Le Centre algérien de développement du cinéma (CADC) en partenariat avec l’Association des producteurs algériens de cinéma (APAC), organise du 22 au 28 octobre un atelier d’écriture de scénarios de courts métrages au centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA) à Alger et au Palais du cinéma Tinerkouk, dans la wilaya de Timimoune. Une initiative qui vise à répondre à l’un des défis majeurs auquel fait face le cinéma en Algérie, et ce, le manque de scénarios.
Au fil des ans, le cinéma algérien a su faire preuve de talent et de créativité, mais il est indéniable qu’un nombre insuffisant de scénarios de qualité entrave le plein épanouissement de cette industrie. L’atelier proposé par le CADC et l’APAC verra la participation de 10 stagiaires à cet atelier qui se déroulera en trois sessions au cours de l’année. Une opportunité pour ces passionnés du septième art de montrer leur talent et leur créativité, dans le but d’accéder à une production.
Nabil Hadji, conseiller au ministère de la Culture et des Arts, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue hier au siège du CNCA, que « cet atelier est le fruit des efforts de diverses institutions sous tutelle, travaillant depuis des mois pour mettre en place ce programme, qui s’inscrit l’intérêt particulier porté par l’Etat au développement du secteur du cinéma en commençant par l’écriture de scénarios, en collaboration avec l’association des producteurs algériens de cinéma, qui a accompagnera cet atelier par des encadreurs spécialisés dans le domaine ».
Le porte-parole a souligné que les 10 projets sélectionnés couvrent 26 wilayas et se distinguent par l’originalité des sujets proposés ainsi que leur approche cinématographique. L’objectif de l’atelier est de corriger certaines lacunes afin d’obtenir un scénario final cohérent. Il a également révélé que le ministère de la Culture et des Arts envisage de soutenir l’un ou deux des projets, qui répondent aux critères professionnels, dans le cadre du Fonds de Soutien, fourni par le CADC, pour concrétiser ces projets.
De son côté, Boualem Ziani, président de l’Association des producteurs algériens de cinéma, a affirmé que « le cinéma algérien souffre de la faiblesse des scénarios ». C’est dans cette optique que « l’idée de l’atelier d’écriture de scénario pour les courts métrages a été adoptée, grâce à laquelle il est possible d’encadrer un certain nombre de jeunes talents dans le domaine de l’écriture ». Il a souligné qu’il est essentiel d’établir une pépinière de scénaristes pour l’avenir grâce à cet atelier.
Selon Ziani, le travail du ministère seul dans ce projet n’est pas suffisant, les professionnels et experts du domaine peuvent apporter les solutions adéquates, mais ne peuvent pas les mettre en œuvre seuls. Il faut une collaboration étroite entre les deux parties ». Et d’ajouter : « l’atelier a reçu 100 dossiers, dont seuls 10 ont été acceptés, qui se distinguent par une diversité dans les sujets, mais leur narration cinématographique nécessite une révision ».
De son côté, le réalisateur Tahar Boukella a souligné que « le niveau des projets soumis est très acceptable et original. J’ai jeté un coup d’œil aux scénarios, et je peux dire que nous avons une bonne matière. Divers sujets sont traités, à l’instar d’histoires sociales et même nous avons reçu un scénario d’un film science-fiction très intéressant et ambitieux qui peut directement présenter pour la production ». Et d’ajouter : « il ne suffit pas d’avoir un bon scénario, mais il doit être réalisable ».
Parmi les encadreurs de cet atelier, dont la première session s’étalera sur une semaine, soit trois jours à Alger et trois jours à Timimoune, les réalisateurs Ismail Soufit, Tahar Boukella, Mounès Khammar, Djaffar Gacem, Belkacem Hadjadj, Sofia Djama, Fayçal Sahbi et l’écrivain Saïd Khatibi.