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Asthme, BPCO, cancer du poumon : Les nouvelles armes de la médecine respiratoire

Asthme, BPCO, cancer du poumon : Les nouvelles armes de la médecine respiratoire

Les maladies de l’appareil respiratoire ont été au centre des échanges lors du 18e congrès de la Société académique de médecine interne de Tlemcen et du 12e congrès du Laboratoire de recherche sur le diabète.

À cette occasion, le professeur Mohamed Abdel Latif Benani, chef du service des maladies thoraciques à l’hôpital d’Oran, a présenté, ce mercredi, les principales avancées thérapeutiques en pneumologie, notamment dans l’asthme, la BPCO, les pneumonies et le cancer du poumon. Il a mis en avant l’évolution vers des approches de médecine prédictive, préventive et personnalisée, ainsi que l’apport des traitements biologiques et de la médecine de précision dans la prise en charge des patients.

Le professeur a détaillé, lors de son intervention scientifique, les protocoles les plus récents en matière de prise en charge des pathologies respiratoires, soulignant l’évolution rapide de la pneumologie moderne vers des pratiques plus ciblées et individualisées.

Concernant l’asthme, il a indiqué que l’approche MART s’impose désormais comme une stratégie de référence, combinant un corticoïde inhalé et un bronchodilatateur de longue durée d’action (formotérol) dans un même inhalateur, utilisé à la fois en traitement de fond et en traitement de secours, permettant un meilleur contrôle de la maladie et une réduction des exacerbations.

Il a également mis en avant l’essor des traitements biologiques, qui ont profondément amélioré la prise en charge des formes sévères d’asthme, avec une diminution notable de la fréquence des crises aiguës.

Pour la BPCO, il a rappelé que la prise en charge repose sur les recommandations du GOLD, intégrant l’évaluation des symptômes, des exacerbations, de la fonction respiratoire et des comorbidités afin d’adapter le traitement à chaque patient.

S’agissant des pneumonies, il a évoqué la possibilité, dans certains cas non compliqués, de réduire la durée de l’antibiothérapie à 3 ou 5 jours selon l’évolution clinique, une approche visant à renforcer l’efficacité thérapeutique et à limiter la résistance aux antibiotiques.

Sur la tuberculose, notamment les formes résistantes, il a mis en avant les progrès liés au diagnostic moléculaire rapide et aux protocoles thérapeutiques adaptés, dont la durée varie selon le type de résistance et la gravité.

Enfin, il a souligné les avancées majeures dans le traitement du cancer du poumon grâce à la médecine de précision, reposant sur les biomarqueurs, l’immunothérapie et les thérapies ciblées, ouvrant de nouvelles perspectives thérapeutiques.

Le professeur a conclu en insistant sur l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans la pratique clinique, appelée à améliorer la précision diagnostique, le choix des traitements et la qualité globale de la prise en charge des patients.

 



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