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Culture

Associer la musique académique avec notre patrimoine musical ancestral

Associer la musique académique avec notre patrimoine musical ancestral

Cette semaine a réuni à l’Institut national supérieur de musique dans les espaces de la salle de cérémonies Boukhari Moughari des responsables de la formation et de l’éducation musicale dans notre pays.

Cette rencontre qui entre dans le cadre du volet théorique de la septième édition du festival culturel international de musique symphonique a regroupé M.Abdelkader Bouazzara, directeur de l’Orchestre symphonique natinal et commissaire du Festival, M. Djamel Ghazi, directeur de l’Institut national supérieur de musique, M.Brahim Behloul, musicologue et ancien membre du Conseil national des arts et des lettres ainsi que M. Amara, inspecteur de l’éducation et de la formation musicale. Le thème de ce forum avait pour objet la place de la musique dans la vie éducative en Algérie.

La formation et l’éducation musicale dans notre pays se focalise dans les conservatoires pour l’apprentissage de base et aussi au sein des associations activant dans la sauvegarde et le rayonnement de la musique du patrimoine.

A un niveau plus élevé, cette formation se prolonge dans les instituts régionaux de formation musicale dont un se trouve dans la capitale et les autres disséminés à l’intérieur du pays. Le niveau extrême de cette formation se situe dans les départements de l’Institut national supérieur de musique dans son imposant bâtiment à l’architecture d’avant-garde, place des matyrs.

Le cheminement régulier, allant du conservatoire aux instituts régionaux ainsi que par les écoles des associations, est à même de former d’excellents musiciens. Ceci se constate par la qualité et la valeur des artistes formés dans ce cadre et qui meublent notre scène musicale nationale. pouvant déboucher sur des musiciens de haut niveau, comme ceux qui exercent actuellement depuis plus d’une décennie au sein de l’Orchestre symphonique national. Cependant l’art musical a ses droits et ses règles qui ont une portée universelle.

Cet art est codifié et par son volet théorique, il se transmet au cours du temps dans son authenticité et son originalité, contrairement à la musique du patrimoine qui elle chemine par l’oralité, perdant à chaque génération ses traits et ses caractéristiques distinctifs. Aussi, le moment fort de cette rencontre a été le plaidoyer du directeur de l’Institut national supérieur de musique, Djamel Ghazi qui lance un appel à l’écriture académique des pièces de notre patrimoine musicale ancestral.

Lui-même à mis en valeur dans une thèse de magister l’importance de cette écriture qui sera un gage de bonne conservation pour le futur et qui rehaussera notre musique au niveau universel. M. Djamel Ghazi, dans cette lancée prône l’admission dans son Institut pour une formation supérieure, de professionnels de la musique, doués et talentueux et n’étant pas titulaire du baccalauréat, et cela au même titre que les étudiants qui entrent dans son Institut avec ce même baccalauréat, obligatoire pour passer l’examen en première année.

Cet examen est prévu d ‘ailleurs pour cette fin de septembre. Ce dispositif accroitra davantage le nombre de nos musiciens, en qualité et valeur. Les interventions de ce forum ainsi que les débats ont été enregistrés et feront l’objet de l’émission, accès libre, dans son édition de ce 23 septembre, émission de la chaine III, produite, animée et réalisée par Narimane Sadouni.

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