Assassinat d'un rappeur d'origine algérienne au Canada – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Assassinat d’un rappeur d’origine algérienne au Canada

Assassinat d’un rappeur d’origine algérienne au Canada
Le jeune Hani avec son père

Un jeune rappeur d’origine algérienne a été tué par balles lors d’une fusillade qui a éclaté à la sortie d’un studio d’enregistrement  dans un quartier de Montréal au Canada, rapportent des médias locaux qui font état d’un bilan de 32 meurtres dans la ville depuis le début de l’année.

Hani Ouahdi, connu sous le nom de scène « Dzairi » a été retrouvé dans une voiture avec plusieurs blessures par balles suite à une fusillade dans la soirée du jeudi à vendredi derniers dans l’arrondissement d’Anjou, au nord de la ville québécoise. Les coups de feu ont  également fait un blessé . Le jeune algérien a été transporté à l’hôpital, où il a succombé à ses blessures, selon les mêmes sources.

« Le jeune de 20 ans n’était pas connu de nos services. On va faire des vérifications avec les amis et la famille, pour voir s’il y a une raison qui pourrait avoir mené à l’évènement », a indiqué à la presse le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Selon l’officier de police, des coups de feu avaient été entendus dans le secteur du boulevard des Roseraies. À leur arrivée sur le lieu de la fusillade, les policiers de la SPVM ont trouvé un homme de 20 ans blessé par balle dans un véhicule garé place Cointerel.

Aucun suspect n’avait été arrêté samedi dans ce dossier, et l’enquête est toujours en cours, a précisé Jean-Pierre Brabant, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal.

Les policiers de la section des crimes majeurs et des techniciens en identité judiciaire ont passé les lieux de la fusillade au peigne fin pour en établir les circonstances de ce meurtre.

« Un deuxième jeune, âgé de 17 ans, a également été atteint par balle au haut du corps”, a ajouté la police précisant que ses jours ne sont pas en danger. “Il a été retrouvé blessé par les policiers chez un dépanneur où il s’est refugié quelques instants plus tard à environ 350 mètres du lieu du crime”, selon la même source.

Des témoins de l’assassinat ont affirmé avoir entendu quatre coups de feu secs. De sa fenêtre un quinquagénaire interrogé par la police a affirmé avoir vu une personne s’enfuir en courant et un autre suspect près des lieux.

« Personne n’est à l’abri de la violence des gangs à la rue de Montréal”, a lancé, Mustapha Ouahdi père de la victime. ”Aujourd’hui, c’est mon fils. Peut-être que demain sera un frère. Ou alors l’un de nous ! Nous ne sommes pas en sécurité”, a t-il déploré.

« On a fait des milliers de kilomètres pour fuir le terrorisme, pour offrir une vie meilleure à nos enfants », a ajouté avec émotion Mustapha Ouahdi, père de la victime. « Maintenant, on enterre nos enfants… », a-t-il dit pour un meurtre injustifié.

Le père Mustapha Ouahdi au centre

La famille est venue d’Algérie il y a une douzaine d’années. M. Ouahdi était juge et sa femme pratiquait la médecine. Au Canada, ils souhaitaient offrir une nouvelle vie à leurs trois enfants, Hani et ses sœurs jumelles, âgées de 18 ans.

“Mon fils Hani devait entrer à l’Université du Québec à Montréal en janvier”. C’est un “homme bien”. Il était “bien-aimé”. Et il “aime tout le monde”, a t-il dit.

Hani habitait à Toronto depuis quelques mois. Il venait tout juste de revenir à Montréal pour aider sa mère, qui allait subir une opération aux yeux, a affirmé M. Ouahdi cité par la presse locale. Le jeune homme travaillait dans la sécurité et prévoyait de commencer des études universitaires. Il avait même le projet de se marier, se remémore son père, encore sous le choc.

L’arrondissement d’Anjou est réputé pour les actes de violences armées entre groupes mafieux et beaucoup de victimes innocentes ont été tuées par erreur ou tombés sous les balles de ces crimes, soulignent les médias locaux.

Le jeune rappeur répétait dans un studio situé à Anjou, dans le secteur où le meurtre a eu lieu, a indiqué son père. C’est ce qui pourrait expliquer sa présence là-bas.

Samedi, une vingtaine de personnes se sont rassemblées à Laval, quartier où résidait Hani, pour soutenir sa famille. Parmi ces membres de la communauté algérienne, beaucoup exigeaient des actions pour mettre fin à la violence dans les rues de la métropole.

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