Assassinat de 3 Algériens par le Maroc: Témoignages des proches – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Assassinat de 3 Algériens par le Maroc: Témoignages des proches

Assassinat de 3 Algériens  par le Maroc: Témoignages des proches
Hmida Boumedienne l'une des victimes de l'agression marocaine.

L’assassinat par le Maroc de trois Algériens à la frontière avec la Mauritanie lundi 1er novembre a suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique nationale notamment parmi les organisations de masse.

La présidence de la République a annoncé mercredi 3 novembre que les victimes algériennes ont été la cible d’un « bombardement barbare » de leurs camions, alors qu’ils faisaient la liaison Nouakchott-Ouargla. La présidence a accusé les forces d’occupation marocaines au Sahara occidental d’avoir commis cet assassinat, avec un « armement sophistiqué ».

La Télévision publique a diffusé, mercredi soir au JT de 20 h, les témoignages des proches des victimes, encore sous le choc, et qui ont exprimé leur incompréhension et leur indignation devant ce crime inqualifiable.

« Étaient-ils partis pour faire la guerre ? Ou bien avaient-ils transporté des produits prohibés ? », s’est interrogé Messaoud Ghendir, ami d’une victime originaire d’Ouargla au micro de l’ENTV. Selon lui, les trois victimes étaient des commerçants qui ont toujours agi dans la légalité.

Mohamed Tayeb Tidjani, un autre proche de la victime originaire de cette ville du sud algérien a décrit une personne « débordante de bonté, débonnaire, humble et généreuse » et a dénoncé la « perfidie et la traîtrise » du régime du Maroc. « Pourquoi le tuer ? Que leur a-t-il fait ? C’est un innocent et désarmé », s’indigne-t-il, laissant éclater sa colère, avant d’exprimer une pensée affectueuse aux enfants de son proche assassiné et de ses parents affligés par sa disparition tragique.

À Laghouat, un climat de tristesse et de consternation régnait au lendemain de l’annonce de l’assassinat dans des conditions abjectes de Hmida Boumediene et Arbaoui Ibrahim originaires respectivement des localités d’Ain Madi et d’Aflou.

La caméra de la Télévision publique a recueilli le témoignage du père de Hmida Boumediene, qui a déclaré que son fils était un habitué du trajet Ouargla-Mauritanie dans le cadre de son travail.

La mère du défunt est inconsolable. « Mon fils est mort en chahid. Ils l’ont lâchement assassiné. Je demande au président de veiller à la prise en charge de ses enfants », a-t-elle déclaré. Hmida Boumediene était marié et père de neuf enfants.

Tahar Bouziane a fait part du « choc » qui l’a reçu en apprenant la nouvelle de la mort tragique de son ami et collègue de travail. C’est en rentrant de Tindouf qu’il a appris la terrible nouvelle.

La chaine BBC arabic a rapporté que l’assassinat a eu lieu dans la région d’Ain Bentili à la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie. Pour rejoindre Nouakchott, les chauffeurs de camion empruntent une longue route qui traverse le territoire du Sahara occidental sous contrôle du Front Polisario.

Selon les révélations de la BBC, le bombardement des trois camions algériens aurait eu lieu à quelques 180 à 200 kilomètres du « mur de sable » installé par l’occupant marocain entre les territoires occupés par le Maroc et ceux relevant de la souveraineté Sahraouie.

Le journaliste Rachid Zineddine qui travaille pour une radio appartenant au Front Polisario, a révélé dans une déclaration à la BBC que l’attaque contre le convoi des commerçants algériens a été effectuée à l’aide d’un drone lundi 1er novembre vers 11 h.

Un chauffeur de taxi qui était le témoin du drame a contacté des unités de l’armée du Front Polisario stationnées dans la ville sahraouie de Bir Lahlou, a indiqué le journaliste.

Il a ajouté que les forces sahraouies ont transporté les dépouilles des trois Algériens et les ont remises aux autorités algériennes à Tindouf. Dans une vidéo envoyée à la BBC par le journaliste Rachid Zineddine, une femme a raconté que les trois Algériens étaient en pause-déjeuner lorsque l’attaque meurtrière a eu lieu.

« Ils nous ont invités à manger mais nous nous sommes excusés. En les quittant, un obus est tombé sur eux alors qu’ils étaient adossés aux pneus de leurs camions », a relaté la dame qui était accompagnée par des membres de sa famille. Pris eux aussi par surprise, les témoins ont dû prendre la fuite avant qu’un second obus ne cible une nouvelle fois le convoi des camionneurs algériens, a ajouté la dame dans son témoignage.

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