Arkab préside une session de l’APPO : L’industrie pétrolière africaine en débat – Le Jeune Indépendant
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Energies

Arkab préside une session de l’APPO : L’industrie pétrolière africaine en débat

Arkab préside une session de l’APPO : L’industrie pétrolière africaine en débat

Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab présidera, en sa qualité de président de l’Organisation africaine des pays producteurs de pétrole (APPO), les travaux de la 41e session ordinaire du Conseil des ministres de l’APPO, qui se tiendra ce mardi par visioconférence.

Le Conseil des ministres de l’APPO se penchera, lors de cette importante réunion qui se tiendra dans un contexte caractérisé par les effets de la COVID-19 et l’apparition du nouveau variant Omicron, sur l’examen de « l’avenir de l’industrie pétrolière et gazière en Afrique à la lumière de la transition énergétique et de la COVID-19 », a précisé un communiqué du ministère de l’Energie.
D’autres questions organisationnelles et l’évaluation des activités de cette organisation, dont la présidence est assurée par l’Algérie pour l’année 2021, seront, également, à l’ordre du jour de cette réunion ministérielle, a ajouté le communiqué.

Cette session a été précédée par la 10ème réunion ordinaire du Conseil exécutif de l’APPO. Cette organisation intergouvernementale africaine vise à promouvoir les initiatives communes en matière de politique et de stratégie de gestion dans tous les domaines de l’industrie pétrolière (l’amont et l’aval) en vue de permettre aux pays membres de tirer profit des activités d’exploitation de pétrole.

Elle a pour objectif, aussi, la promotion de la coordination des politiques et stratégies commerciales des pays membres par des échanges d’informations en vue de mieux gérer leurs ressources non renouvelables et de tirer profit de leur exportation, des revenus équitables ainsi que l’étude des moyens permettant d’apporter une assistance aux pays africains importateurs nets de pétrole en vue de la satisfaction de leurs besoins en énergie.

Créée en 1987, l’APPO regroupe 15 pays membres qui sont l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Niger, le Nigéria, le Tchad, la République Démocratique du Congo, l’Egypte, la Guinée Equatorial, la Libye, l’Afrique du Sud, et deux pays observateurs à savoir le Sénégal et le Ghana.

Cette réunion de l’APPO intervient dans une conjoncture particulière sur le marché pétrolier international. Il faut souligner que les treize producteurs de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix alliés via l’accord Opep+ ont décidé de poursuivre leur politique d’augmentation graduelle de la production malgré les craintes liées au variant Omicron. Cette annonce a pris le marché par surprise et provoqué une nouvelle chute des cours.

Le groupe va « ajuster à la hausse la production globale mensuelle de 400.000 barils par jour en janvier », a annoncé le cartel dans un communiqué publié à l’issue du dernier sommet tenu par visioconférence, il y a quelques jours.

Pour rappel, le club de 23 membres, emmené par l’Arabie saoudite et la Russie, avait deux options sur la table: augmenter en janvier sa cible d’offre de 400.000 barils par jour, comme c’est le cas chaque mois depuis mai, ou la maintenir inchangée par rapport à décembre.

C’est donc la première solution qui l’a emporté, ce malgré la détection du nouveau variant du Covid-19 qui plane comme une menace sur la demande de brut et qui avait incité les investisseurs à tabler sur une stratégie plus prudente de la part de l’Opep+.

L’Opep+ se réserve cependant le droit de revoir sa décision « en fonction des développements de la pandémie » d’ici à la prochaine réunion, prévue le 4 janvier, selon le communiqué.

Cette hausse de la production répond aux souhaits de Washington, qui avait appelé le cartel, de concert avec d’autres consommateurs de premier rang, à ouvrir davantage les vannes. Devant l’absence de réaction des 23, les Etats-Unis, rejoints par la Chine, l’Inde ou le Japon, avaient même annoncé puiser dans leurs propres réserves stratégiques afin d’augmenter temporairement l’offre et de calmer la flambée des cours du brut, par crainte qu’elle pèse sur la reprise économique.

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