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Nationale

ArcelorMittal : 5 300 emplois sauvés à El Hadjar

ArcelorMittal : 5 300 emplois sauvés à El Hadjar

Avec l’injection d’un milliard de dollars, via la banque extérieure d‘Algérie (BEA), décidée par le gouvernement algérien pour atteindre l’objectif de production de plus de deux millions d’acier liquide vers l’horizon 2O15-2016, le complexe sidérurgique d’El-Hadjar est non seulement sauvé d’une faillite certaine, avec une perte en sus de plus de 5300 emplois, mais également le spectre de cette faillite est écarté.

Ce qui est sûr, il y aura plus d’emplois dans l’ex-fleuron de l’industrie algérienne. Selon des sources sûres, le patron de la centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi-Saïd, présent lors de la 17e tripartite, a déjà rassuré les sidérurgistes sur les mesures urgentes prises concernant l’avenir du complexe d’El-Hadjar pour son redémarrage en force dans les semaines à venir.

Outre cela, selon nos sources syndicales, plus de compression des effectifs ou de départs volontaires négociés avec l’administration d’ArcelorMittal Algérie. Au contraire, les gérants du complexe vont lancer prochainement et graduellement des offres d’emploi en fonction de la réhabilitation des installations dudit complexe. On parle côté syndicat ou comité de participation de plusieurs centaines, voire 1 000 à 2 000 emplois dans une première étape.

Le gouvernement, en accélérant le processus de renationalisation du complexe sidérurgique d’El-Hadjar, a-t-il pas cherché à mettre un frein aux importations massives de l’acier décidées il y a peu de temps par ArcelorMittal Annaba (70 %) avant de devenir ArcelorMittal Algérie (49 %) au détriment du groupe Sider, aujourd’hui majoritaire.

Pour plus d’explication, avant la renationalisation du complexe sidérurgique, ArcelorMittal Annaba, autrefois Ispat, puis Mittal Steel avant sa fusion avec le groupe sidérurgique Arcelor, avait toujours préféré l’importation des produits d’acier à partir de ses usines sidérurgiques implantées dans différents coins de la planète. Les raisons invoquées par la multinationale sidérurgique a toujours été le rythme faible de production des installations d’El-Hadjar et la forte demande sur le produit.

ArcelorMittal ne bougera même pas quand la cokerie, principale installation de production de charbon nécessaire au haut fourneau, est mise à l’arrêt pour des raisons techniques et sécuritaires et préféra importer du coke de l’étranger.
Des sidérurgistes ont maintes fois dénoncé les dépassements de leur employeur concernant les importations en masse des produits sidérurgiques et dérivés, mais sans le moindre écho à leur appel. Le pire, c’est que l’Algérie importait en 2012 et 2013 des produits d’acier pour des montants variant entre 10 et 12 milliards de dollars annuellement.

Plusieurs observateurs du monde syndical, et même des professeurs universitaires se sont interrogés sur la présence d’ArcelorMittal en Algérie. Certains d’entre eux nous ont même déclaré : « Quand on veut produire une matière, on ne l’importe pas ». Donc, ArcelorMittal, de son statut initial de producteur, s’est toujours transformé en importateur. Il est temps que l’Etat prenne les affaires en main.

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