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Sports

Arbitre refoulé, contrôles poussés, Iran…  : Les polémiques pleuvent 

Arbitre refoulé, contrôles poussés, Iran…  : Les polémiques pleuvent 

La Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, l’événement se retrouve déjà au cœur d’une succession de controverses. Problèmes de visas, contrôles douaniers jugés excessifs, difficultés d’accès pour certains supporters, pelouses critiquées et inquiétudes sécuritaires… Les polémiques s’accumulent avant même le premier match.

Une organisation sous le feu des critiques… avant même les premières minutes de jeu sur les pelouses de cette Coupe du monde 2026. La dernière polémique en date vient du sort réservé à Omar Abdulkadir Artan. Le Somalien, élu meilleur arbitre africain de l’année 2025 par la CAF, a été refoulé à son arrivée aux États-Unis en provenance d’Istanbul. Alors qu’il avait pourtant obtenu son visa, malgré certaines restrictions administratives liées à son passeport, l’officiel de 34 ans a été recalé par les autorités américaines, sans explications précises. Il a été renvoyé en Turquie.

La Somalie, dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux États-Unis par l’administration de Donald Trump, a défendu mardi « l’intégrité » de son arbitre, assurant que celui-ci disposait d’un visa en règle.

D’autres pays ont connu des problèmes administratifs à leur arrivée aux Etats-Unis. C’est le cas de l’Irak, dont l’attaquant vedette Aymen Hussein a été retenu près de sept heures samedi à l’aéroport de Chicago. D’après plusieurs médias arabes, les autorités américaines l’auraient confondu avec un autre ressortissant irakien. Une situation qui a suscité une vive indignation. L’attaquant aurait été traité « comme s’il était un terroriste! », ont dénoncé plusieurs médias de la région. Après sept heures d’attente et de vérifications, Hussein a finalement été autorisé à entrer sur le territoire américain

Le photographe officiel de la sélection irakienne, Talal Salah, n’a pas eu cette chance. Il s’est vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide. Il a été retenu pendant environ douze heures avant de se voir recaler par les autorités américaines, alors même qu’il disposait d’un visa valide ainsi que d’une accréditation officielle délivrée par la Fifa.

L’Iran au cœur des tensions

L’Iran représente justement l’un des principaux points de tension à l’approche de cette Coupe du monde. Dans un contexte bouleversé par la guerre déclenchée au Moyen-Orient par l’offensive israélo-américaine sur le pays le 28 février, la « Team Melli » est toujours dans le flou. Si les joueurs et l’encadrement iranien ont bien reçu leurs visas, plusieurs accompagnants ont également vu leur demande refusée, dont le président de la fédération Mehdi Taj. Face à ces incertitudes, l’Iran a déplacé son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, alors qu’elle joue ses trois matchs de phase de groupes aux Etats-Unis. Les autorités américaines ne souhaiteraient pas autoriser une présence prolongée de la délégation iranienne sur leur territoire et envisageraient de limiter son accès à la journée des rencontres, selon plusieurs informations concordantes.

Tandis que l’Iran est recroquevillé dans un camp de base ultra sécurisé, celui de la Suisse, lui, est entouré par… une zone infestée de serpents. Dimanche, la Nati, qui a posé ses valises à San Diego (Californie), a publié un plan de ses installations avec des alentours inhospitaliers. « Attention aux serpents », prévient la sélection helvète sur Instagram.



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