-- -- -- / -- -- --
Nationale

Aquaculture : Des investissements et des projets en nette augmentation

Aquaculture : Des investissements et des projets en nette augmentation

Le secteur de la pêche en Algérie fait son chemin à pas sûrs. Une dynamique remarquable caractérise ce secteur si prometteur pour l’économie nationale, notamment avec l’augmentation non négligeable en matière de projets d’aquaculture, dont le nombre passe de quelque 15 projets en 2016 à 76 projets en 2018, boostant ainsi la capacité de production, qui se limitait à peine à 1 000 tonnes/an, à 35 000 tonnes.

C’est ce qui ressort de l’intervention du directeur général de la pêche au ministère de l’Agriculture, de la Pêche et du Développement rural, Taha Hamouche, lors de son passage hier sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale. Indiquant que l’objectif visé dans la production aquacole est de hisser le volume des prises de 100 000 à 200 000 tonnes. L’aquaculture, explique-t-il, draine un nombre important d’investisseurs qui manifestent leur engouement envers ce secteur qui pourrait contribuer à la création de richesse et, par ricochet, à la croissance de l’économie nationale.

Le département de la Pêche se fixe un objectif en termes de postes d’emploi qui sont au nombre de 120 000, ajoute-t-il, mettant la barre à 200 000 emplois à atteindre dans les prochaines années, avec en appoint une panoplie de formations dans les métiers afférents à l’aquaculture. Citant dans ce sens que 8 000 stagiaires sont accueillis chaque année par huit écoles dispensant des formations dans des activités en rapport avec cette filière.

Évoquant l’élargissement de la zone économique exclusive (ZEE), l’intervenant indique que l’intérêt est également porté sur le développement de la pêche hauturière pour exploiter de nouvelles ressources situées en haute mer. Dans la perspective de promotion de l’ensemble de ces activités, le responsable rappelle que le système de soutien aux personnes désireuses d’investir dans les activités de pêche est basé sur la bonification des taux d’intérêt leur permettant de bénéficier de crédits bancaires.

Il note, cependant, qu’en ce qui concerne l’aquaculture, « un créneau très rentable », les banques manifestent encore de la réticence quant aux financements, au prétexte, explique-t-il, que ceux-ci « sont trop risqués », bloquant ainsi l’élargissement de cette activité. Avec la nouvelle technologie intégrée dans le domaine de l‘aquaculture, les projets d’investissement sont très rentables, estime-t-il, ce qui permet aux porteurs de projets de rembourser leurs crédits et d’honorer leur engagement vis-sis des banques créancières. La grande majorité des investisseurs ont pu augmenter leur capacité dès la première année du lancement de leur projet et selon une cadence encourageante d’année en année, fait-il observer.

Quant à la promotion de l’industrie agroalimentaire devant accompagner l’aquaculture, il va falloir, précise le directeur, penser à une stratégie basée sur le développement de l’industrie de la production, notamment la pêche aux cages flottantes à grande échelle.

Il convient de rappeler que le Salon international consacré aux diverses activités de pêche et d’aquaculture, prévu du 6 au 9 novembre à Oran, verra la participation d’une centaine d’exposants algériens et d’une trentaine d’étrangers. Un nombre qui reflète clairement l’engouement des visiteurs et des exposants.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email