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Nationale

Après une éclaircie, l’OPEP à nouveau dans le brouillard

Après une éclaircie, l’OPEP à nouveau dans le brouillard

Face à la dépression effrénée du marché pétrolier qui s’accentue au rythme de la propagation à l’échelle mondiale de la pandémie du Covid-19 à laquelle s’est greffée la guerre des prix entre l’Arabie saoudite et la Russie, la réduction de la production du pétrole reste la seule option pour redresser la situation, du moins selon le vœu de l’Algérie.

Après une lueur d’espoir et les attentes des investisseurs qu’avait suscité l’annonce de la réunion de membres de l’OPEP, prévue hier, son report vient embrouiller à nouveau les calculs et fait rechuter les prix du pétrole en Asie. Cette situation renvoi aux calendes grecques la perspective d’un compromis entre les pays de l’OPEP+ à même de soutenir les cours de l’or noir.

De par sa dépendance aux hydrocarbures, l’Algérie figure parmi les pays qui essuient lourdement les retombées néfastes de cette crise et les fluctuations du marché mondial.

C’est ce qui explique d’ailleurs ses appels multiples à la réduction de la production pétrole, sachant que la dernière proposition dans ce sens a été annoncée ce dimanche, soit quatre jours avant la réunion de l’OPEP attendue jeudi le 9 avril. Il serait question, selon le ministère de l’Energie, de débattre d’une solution possible à même de concrétiser un rebond des cours du Brent.

Le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab qui table sur cette option avait indiqué que l’Algérie qui est à la tête de la présidence de la Conférence de l’OPEP réitère son appel aux producteurs du pétrole afin de privilégier « le sens de la responsabilité », précisant que cette réduction devrait être « globale, massive et immédiate ».

Et de déclarer : « L’Algérie, qui assure la présidence de la Conférence de l’OPEP, lance un appel à tous les producteurs de pétrole pour saisir l’opportunité de la réunion prévue le 9 avril, pour privilégier le sens des responsabilités et aboutir à un accord sur une réduction de la production pétrolière qui soit globale, massive et immédiate ».

L’Algérie œuvrera, comme par le passé, soutient-il, à rapprocher les points de vue, rechercher les solutions consensuelles et contribuer à tout effort qui permettra de stabiliser le marché pétrolier, pour le bénéfice des pays producteurs et des pays consommateurs.

Par ailleurs, M. Arkab a souligné, selon un communiqué du ministère de l’Energie, que le marché pétrolier fait face à une chute de la demande mondiale à un niveau inégalé par le passé, en raison de l’impact de la pandémie de Covid-19 sur l’activité économique mondiale et des mesures de confinement prises par de nombreux pays. Il a ajouté que le marché faisait face également à une augmentation de la production mondiale de pétrole, due à la volonté de certains pays de produire au maximum de leur capacité.

« Ce double choc a induit une baisse drastique des prix pétroliers, une baisse qui sera encore plus accentuée dans quelques semaines, lorsque les capacités de stockage de pétrole, en terre et en mer, seront saturées, conduisant une dislocation durable de l’industrie pétrolière », a observé M. Arkab. Etant « consciente de cette situation et des risques y associées, et de ses conséquences sur les peuples des pays producteurs de pétrole à un moment où ils luttent contre la pandémie de COVID-19 », l’Algérie invite de ce fait les producteurs à un accord sur une baisse immédiate de leur production, avait insisté le ministre. Il faut rappeler que les déclarations du ministre de l’Energie, viennent après l’intervention des Etats Unis pour tenter de mettre fin à la guerre des prix et détendre le climat de désaccord entre Moscou et Riyad. Le président américain Donald Trump avait signifié vendredi passé que les quantités de production de pétrole vont connaitre une baisse attendue de 10 millions de barils le jour. Hélas, les investisseurs sont restés à leur faim, suite au report décevant de la réunion du lundi, prolongeant encore dans l’instabilité les cours du Brent. Le baril américain de WTI pour livraison en mai, rappelons-le, a reculé hier de 5,3% à 27,06 dollars/baril après avoir baissé de 8% lors des premiers échanges en Asie, quant au baril de Brent de la mer Nord pour livraison en juin , il a affiché 33, 04 dollars.

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