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Nationale

Après ses attaques contre le DRS: Saadani et son inexplicable impunité

Après ses attaques contre le DRS: Saadani et son inexplicable  impunité

Le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, qui a un moment chargé le service de renseignements est revenu aujourd’hui à de meilleurs sentiments envers cette institution de l’armée. Que s’est-il passé donc pour qu’il change subitement de fusil d’épaule ?

Evoquant la future mouture de la nouvelle Constitution qui serait rédigée selon lui en 2015, Saâdani, qui a été interviewé samedi par l’agence d’information britannique Reuters a déclaré qu’ : « aucune disposition interdisant officiellement aux services de renseignements (DRS) de s’immiscer dans la sphère politique ne sera transcrite dans le texte de la loi fondamentale amendée », a-t-il affirmé.

Dans un passé récent, Saâdani poussé par des ailes fabriquées sur mesure pour lui, avait affirmé à un site électronique que le DRS « n’a pas su protéger Abdelhak Benhamouda, ni les moines de Tibhirine, ni les bases de pétrole dans le Sud, ni les employés des Nations unies en Algérie, ni le Palais du gouvernement ».

Et de poursuivre : « Cette direction n’a pas su bien protéger le président Bouteflika à Batna où il avait été la cible d’une tentative d’assassinat. A mon avis, Toufik aurait dû démissionner après ces échecs. » « Je le répète, en ma qualité de patron du FLN, je refuse l’interférence de la sécurité intérieure dans les affaires du parti. Nous l’invitons à s’occuper des questions sécuritaires. La place des militaires est dans la caserne. Que fait un colonel au Sénat ? De quel droit assiste-t-il aux réunions du comité central d’un parti ? », déclare-t-il.

Le SG, depuis son intronisation à la tête du FLN, a fait du DRS sa cible privilégiée. Amar Saâdani encourt de lourdes peines, si l’on se réfère aux textes de loi qui punissent les attaques contre les corps constitués, qui constituent une menace sur la sécurité nationale.

Dans son article 75, par exemple, le code pénal dispose : « Il est puni de la réclusion à temps de cinq à dix ans quiconque, en temps de paix, a participé en connaissance de cause à une entreprise de démoralisation de l’armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale. » Pourtant Saâdani n’a été iniquité ni par la justice ni par aucune autre institution officielle malgré la plainte déposée contre lui par le DRS au lendemain de ses attaques frontales.

Une inexplicable  impunité

Amar Saâdani, fragilisé par les récentes révélations sur ses biens immobiliers détenus en France par le journal Mondafrique et reprises largement par la presse algérienne, est aujourd’hui en difficulté même au sein de son parti, le FLN, où il subit une offensive sans précédent de la part de ses adversaires comme Belayat ou son ancien allié Abdelkrim Abada, qui a sonné récemment la charge contre lui.

Le 18 avril, au lendemain de l’élection du président Bouteflika, Amar Saâdani adressait au site Mondafrique une lettre recommandée, par le truchement de son avocat Jean Yves Dupeux, pour retirer dans les cinq jours l’article publié sur « les appartements parisiens suspects du secrétaire général du FLN ». 
Le site a répondu, via son avocat, qu’il est en droit de publier un droit de réponse d’Amar Saâdani.

Cette offre a été refusée par le patron du FLN. Les informations du site français ont été largement reprises par la presse nationale qui a apporté de nouvelles précisions, notamment sur la localisation dans la capitale française des appartements de Saâdani. Ce dernier n’a voulu voir dans ces révélations qu’une campagne malveillante menée par « une cinquième colonne » animée par les services algériens (ou DRS), qu’il avait largement mis en cause, sans preuves, durant la campagne présidentielle.

« Je suis attaqué, a-t-il déclaré, parce que j’ose défier le DRS ». Pourtant Saâdani, qui a toujours nié posséder des biens immobiliers en France, a été confondu par un site électronique Algériepatriotique, qui a publié in extenso le document de vente d’un appartement à Neuilly.

Malgré toutes les révélations de la presse nationale et internationale sur les montages financiers et autres combines douteuses qui ont bénéficié à Amar Saâdani pour avoir des biens, lui et ses proches entre autres en France, il a toujours su bénéficier d’une incroyable impunité.
Cette impunité perçue comme telle, lui donne des ailes pour attaquer ses adversaires et les faire juger par les instances disciplinaire du parti FLN. 

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