Après quatre ans de pause : La fraise refait la fête à Tipasa
Après quatre années d’absence, la fête des fraises de Tipasa a signé un retour très attendu à l’occasion de sa 12e édition, dans une ambiance festive mêlant traditions agricoles, savoir-faire local et dynamisme économique. Un responsable de la Chambre de l’agriculture de Tipasa a fait savoir que la 11e édition remonte à 2021. Cette interruption est due essentiellement à des problèmes techniques liés au calendrier.
Cet événement, devenu au fil des années un rendez-vous incontournable pour les producteurs et les amoureux de ce fruit emblématique, marque ainsi une relance significative de la vie culturelle et agricole dans la région.
Organisée dans un contexte de renouveau par la Chambre de l’agriculture de Tipasa, au niveau de la ville d’Aïn Tagourait, à l’est du chef-lieu, sous le thème : « La production de la fraise : du soutien à la valorisation », cette édition a rassemblé un grand nombre de visiteurs venus découvrir la richesse de la production locale et encourager les agriculteurs qui ont su maintenir leur activité malgré les contraintes des dernières années.
Stands colorés, expositions de variétés de fraises, dégustations et animations ont rythmé cette manifestation, redonnant à Tipaza son éclat printanier.
Sur le plan agricole, Tipasa confirme sa place de choix dans la filière nationale de la fraise. Après Skikda et Jijel, la wilaya se positionne en troisième place à l’échelle nationale en matière de production, grâce à des conditions climatiques favorables et à l’engagement de ses producteurs.
Selon le même responsable : « Tipasa est un pôle majeur entre consommation locale et export. Il faut savoir une chose : Tipaza est réputée pour la culture de la fraise, sa production est commercialisée dans les marchés de gros d’Attatba, des Eucalyptus et de Boufarik, ainsi que dans d’autres marchés de l’ouest du pays, lorsque des exploitants destinent une partie de leur production à l’export », a-t-il ajouté.
Il a poursuivi : « Bien que les zones potentielles de culture de la fraise soient localisées dans les communes de Khemisti et Bou Ismaïl, il n’en demeure pas moins que Hadjout et Aïn El Aïn, pour ne citer que ces deux communes, contribuent de plus en plus à augmenter la production locale. »
Le retour de cette manifestation après quatre années d’interruption apparaît ainsi comme un symbole fort de résilience et d’espoir. Tipasa, à travers ses fraises, célèbre non seulement un produit de terroir, mais aussi une identité et un savoir-faire qui continuent de porter haut les couleurs de l’agriculture algérienne.