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Nationale

Après les résultats des législatives : Le temps des alliances

Après les résultats des législatives : Le temps des alliances

En dépit d’une abstention inédite, les chefs des partis vainqueurs des élections législatives du 12 juin, se sont félicités du résultat et n’ont pas écarté la probabilité d’alliance avec d’autres partis ou d’entrer au gouvernement.

Ce scrutin, boudé par les trois quarts des électeurs soit 77%, a consacré la première formation du Parlement sortant, le Front de libération nationale (FLN), la « première force politique au Parlement », selon son Secrétaire général, Abou El Fadhl Baadji, qui a signalé que «ceux qui rêvaient de mettre le parti au musée sont complètement abasourdis ».

Le chef du FLN, dont la candidature avait été rejetée parce qu’il n’aurait pas «répondu à sa convocation pour le service militaire», a refusé de parler d’alliance avec d’autres partis tant que les résultats ne sont pas définitifs, mais il a annoncé que des élus des listes indépendantes avaient demandé à rejoindre son parti.

Le FLN enregistre un important recul en nombre de sièges, avec 56 sièges perdus, selon les premiers chiffres officiels annoncés mardi par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

Quant au Mouvement de la société pour la paix (MSP), classé en troisième position de ces élections après un groupe disparate d’indépendants, ces «résultats sont historiques », puisque le parti enregistre une avancée en gagnant 34 sièges.

Le chef du parti islamiste, Abderrazak Makri, qui a regretté de ne pas avoir obtenu la majorité pour mettre en œuvre «des mesures de pacification», comme «la libération des détenus d’opinion, la liberté d’expression, l’indépendance de la justice et la liberté d’association », a affirmé néanmoins que sa formation politique est prête à examiner toute proposition de participer au prochain gouvernement

Il convient de noter que le MSP a participé sans interruption aux gouvernements de 1996 à 2011.

L’allié traditionnel du FLN au sein de la coalition présidentielle soutenant le président déchu Abdelaziz Bouteflika, le Rassemblement national démocratique (RND), a été maintenu au-devant de la scène politique et parlementaire grâce aux 57 sièges obtenus, selon son secrétaire général Tayeb Zitouni.

M. Zitouni a affirmé que son parti peut «travailler au sein d’une coalition qui aidera à booster l’économie algérienne et sortir le pays de la crise économique qu’il traverse», mais la décision, précise-t-il, revient au président de la République dans la constitution du prochain gouvernement.

Dans une configuration pareille, avec un parlement hétéroclite, sans possibilité d’avoir un consensus rapide et urgent, la mission de désigner un Premier ministre pour exécuter le programme du président de la République, s’annonce très rude, alors que le pays est confronté à une grave crise politique, économique et sociale. Plusieurs observateurs tablent sur l’actuel, Abdelaziz Djerad, pour la formation d’un nouveau gouvernement, avant des élections locales en automne.

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