Après les propos sur l'Emir Abdelkader : Plaintes et dénonciations en cascade – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Après les propos sur l’Emir Abdelkader : Plaintes et dénonciations en cascade

Après les propos sur l’Emir Abdelkader : Plaintes et dénonciations en cascade

La polémique ne fait que commencer. Lors d’une émission sur la chaîne privée El Hayet, diffusée vendredi dernier, l’ancien député du RCD, Amrane Ait Hamouda, dit Nordine, a accusé ouvertement l’émir Abdelkader de « traitre ».
Selon lui, le chef de la résistance algérienne contre la colonisation au 19e siècle a vendu l’Algérie à la France, lors de ses négociations. Plus loin encore, il enfonça le clou en ajoutant que « les descendants et la veuve de l’Emir Abdelkader, qui a reçu lui-même une légion d’honneur, ont reçu des pensions de l’Etat français ».

L’invité de cette chaine, qui visiblement cherche le buzz depuis quelques temps, a évoqué le traité de Tafna, qualifié de « trahison », estimant que l’émir a considéré l’Algérie, comme « un bien personnel dans ces négociations ». De plus, le fils du colonel Amirouche, chef historique de la wilaya 3 le Colonel Amirouche, mort au combat en 1959, a émis des critiques acerbes contre d’autres figures de l’histoire contemporaine algérienne, comme Houari Boumediène, Messali El Hadj et BenBella, les accusant de » traitres ».

Cette sortie médiatique, qui a surpris plus d’un, a rapidement crée une vive controverse et des réactions en cascade. Dénonciations, démentis et dépôt de plainte sont largement répandus suite à ces déclarations fracassantes, mais qui n’ont pas été les premières. Par le passé, l’ancien cadre du RCD avait lancé ses « bombes » historiques, mais qui n’ont pas eu le même effet qu’aujourd’hui, en raison sans doute de l’émergence en force des réseaux sociaux et de l’impact politique des médias sur l’opinion publique.

Première réaction est venue de la part du neveu de l’émir Abdelkader, Djaffar El hassani El Djazairi, qui a vite tenu à démentir les propos de Ait Hamouda.

Affirmant qu’il est tout à fait pour le liberté d’expression, le descendant de l’émir a affirmé lors d’une intervention à le chaine Echorouk TV que « les mensonges concernant les prétendues pensions versées pour notre famille par l’Etat français ne relève pas du tout de la liberté d’expression ». Il a indiqué qu’il compte déposer plainte  » pour prouver aux Algériens qu’il s’agit de mensonges ».

La Fondation de l’Emir a déclaré qu’elle rejete ses accusations et qu’elle défendra l’honneur et la dignité de l’Emir. Des poursuites judiciaires sont annoncées. Même réaction chez le ministère des Moudjahidines, qui annonce qu’elle se portera partie civile à chaque attaque contre les symboles de l’Etat algérien. Menaçant d’un dépôt de plainte, le ministère estime dans une déclaration sur sa page Facebook qu’elle est garante dans la préservation et la défense des symboles de l’histoire de l’Algérie.

Pour sa part, après une première convocation de son directeur général et patron de la chîane, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) a décidé hier lundi d’arrêter la diffusion de la chaîne El Hayat TV pour une durée d’une semaine à partir du 23 juin et a demandé au ministère de la Communication de retirer l’agrément de la dite chaine.
Cette chaîne cessera d’émettre du 23 au 29 juin suite à cette décision de l’ARAV, qualifiée de première dans les annales de l’audiovisuel national. Le ministère de la Communication a décidé de répondre favorablement à la demande de l’ARAV en retirant l’agrément à cette chaine pour une durée d’une semaine.

Après la levée des boucliers chez les islamistes, comme Makri, qui évoque des propos « injurieux et d’insultes », voire de « purs mensonges, qui se basent sur une idéologie », c’est au tour du FFS de dénoncer hier « l’offensive abjecte » contre les symboles les plus emblématiques de l’unité nationale et de l’histoire de l’Algérie. Le FFS estime, dans une déclaration signée par son Premier secrétaire national, Youcef Aouchiche, que l’objectif de « ces attaques méprisables » était de semer la discorde et la division entre les Algériennes et les Algériens ».
Citant comme exemple « l’ignoble acte de vandalisme » orchestré contre la statue de Hocine Ait Ahmed, érigée à sa mémoire dans la commune de Ouacif (Tizi Ouzou), le FFS a indiqué que cette « offensive es manifeste par ses attaques méprisables et méthodiques contre tout ce qui nous unit, dans l’objectif de semer la discorde et la division ».

L’affaire continue toujours de susciter de vives polémiques et des débats acharnés, notamment dans les réseaux sociaux. Dans cet espace incontrôlé, les propos sont souvent des injures abjectes et des insultes gratuites qu’aucune autorité ne peut les faire cesser ou bloquer.

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