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Nationale

Après les manifestations citoyennes: Timide réaction des partis politiques

Après les manifestations citoyennes: Timide réaction des partis politiques

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a appelé ce samedi à la mise en place de “comités populaires” chargés d’ouvrir un “débat politique” sur les revendications populaires, en vue de parvenir à une Assemblée nationale constituante pour l’élaboration d’une nouvelle Constitution.
“La seule voie pour la consécration de la souveraineté du peuple, garant de la souveraineté nationale, est la création de comités populaires regroupant toutes les catégories de la société (étudiants, travailleurs, retraités et commerçante).
Ces comités éliront par la suite leurs représentants lors d’assemblées générales locales, lesquelles soumettront à leur tour les revendications soulevées et délègueront des représentants pour convoquer une assemblée nationale constituante souveraine, dont la seule mission est l’élaboration d’une Constitution démocratique”, a précisé Mme Hanoune lors d’une réunion avec les responsables des bureaux de wilayas de son parti pour la région centre.
Les hautes autorités du pays doivent répondre aux aspirations “profondes” de la majorité du peuple, a-t-elle soutenu, appelant au respect de la volonté populaire à travers “le retrait du président de la République à la fin du quatrième mandat, la démission du gouvernement, la dissolution des deux chambres du Parlement et la constitution d’un gouvernement technocrate et transitoire composé de compétences intègres”.
Concernant la conférence nationale à laquelle a appelé le président de la République, la SG du PT a estimé que cette conférence ne pouvait être “souveraine et constituante”, ajoutant que “cette conférence est inhabilitée à élaborer une Constitution démocratique”.
Le parti Talaie El Hourriyet a appelé ce samedi l’opposition à serrer les rangs « pour traduire la volonté populaire en actions et initiatives visant à concrétiser les aspirations du peuple », indique-t-on hier dans un communiqué sanctionnant les travaux d’une réunion extraordinaire de son bureau politique.
S’exprimant sur la situation actuelle du pays, Ali Benflis considère que la période cruciale que vit l’Algérie nécessite de serrer les rangs au sein de l’opposition pour concrétiser une transition démocratique et traduire les aspirations populaires en actions palpables.
Talaie El Hourriyet a en effet salué « la marche du vendredi 15 mars durant laquelle le peuple algérien a rejeté massivement les manœuvres du pouvoir politique en place visant à sauver le régime et récupérer le mouvement populaire et le vider de son objectif initial qui est le changement radical de système politique ».
Le parti a noté, par ailleurs, la forte participation « de la femme algérienne à toutes les marches et rassemblements, notamment à celle du 8 mars, où elle a revendiqué haut et fort sa citoyenneté tout en exprimant son rejet du régime politique en place », relevant « avec satisfaction l’attitude des forces de l’ordre mobilisées à l’occasion des marches et rassemblements ».
Evoquant les prises de position de certaines puissances sur la situation du pays, le bureau politique du parti a réaffirmé « son rejet de toute ingérence dans les affaires intérieures de notre pays ».
Selon le parti de Benflis, la lettre du président Abdelaziz Bouteflika, qu’il qualifie de « manœuvres », a eu « l’effet contraire d’amplifier la contestation et de faire l’unanimité contre le pouvoir politique en place ». Elle a également été « loin de diminuer la mobilisation et de provoquer des divisions au sein du mouvement populaire », estime Talaie El Hourriyet.
De son côté, le président du mouvement El Islah, Filali Ghouini, a appelé hier à Biskra, lors d’un meeting à l’ouverture d’un débat entre les différents acteurs, pour « définir les priorités de l’étape actuelle ».
Il propose l’ouverture d’un débat entre les différents acteurs, en vue de définir les priorités de l’étape actuelle qui doit être à durée limitée, de façon consensuelle pour « une transition souple ».
Ghouini a également réitéré son appel pour « davantage de garanties pour rassurer les jeunes, la classe politique et tous les Algériens », relevant l’impératif de se structurer au sein d’espaces représentatifs.
Il a, à cet effet, relevé que son parti « adhère aux appels de réformes profondes demandées par les Algériens et approuvées par le président de la République ».

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