Après le score d'un siège à l'APN : Jil Jadid répond à ses détracteurs – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Après le score d’un siège à l’APN : Jil Jadid répond à ses détracteurs

Après le score d’un siège à l’APN : Jil Jadid répond à ses détracteurs

Le président de Jil Jadid, Djilali Soufiane, a indiqué ce samedi que les résultats du scrutin du 12 juin viennent «démentir» les dires de ceux qui ont accusé le parti d’«avoir trahi le Hirak pour aller négocier avec le pouvoir des quotas à la prochaine Assemblée nationale».

N’ayant décroché, lors des dernières législatives, qu’un seul siège à la wilaya d’El-Oued, Jil Jadid estime qu’il est porteur plutôt d’«un projet de construction de société» et ne se limite pas à «l’ambition de rempoter des sièges». Cependant, le patron du parti a avoué l’échec de son objectif, à savoir atteindre une composante diverse de l’Assemblée nationale élue.

«Ce résultat dément, de façon absolue, les propos de ceux qui disaient que Jil Jadid avait trahi le Hirak et négocié des quotas à décrocher. Ces personnes ont émis des mensonges et s’en sont pris à l’intégrité des cadres de Jil Jadid et elles se doivent de demander des excuses», a déclaré Djilali Soufiane lors d’une conférence de presse tenue ce samedi au siège du parti.

Pour Jil Jadid, la réalité constatée aujourd’hui interpelle plus que jamais la classe politique pour que celle-ci travaille sur l’instauration d’une société cohérente, estimant qu’il poursuit, en tant qu’acteur politique, le chemin du changement démocratique encore plus long.

«L’heure est au travail davantage pour la mise sur pied d’une société cohérente et Jil Jadid a un projet visant à construire une société cohérente, loin de la perspective des sièges, tant notre société se trouve dans une situation insatisfaisante», a-t-il fait constater.

Soufiane Djilali a toutefois affirmé que sa formation politique allait s’adapter à la nouvelle carte politique, une fois ses contours clairement définis, s’interrogeant, dans la foulée, sur les raisons qui laissent tant les yeux braqués sur Jil Jadid. «Pourquoi c’est spécialement Jil Jadid qui est au centre du terrain de la critique et reçoit tous ces coups qui viennent de toutes parts ? Est-ce que Jil Jadid a commis un acte immoral ? Est-ce que nous avons dirigé le pays et dilapidé l’argent du peuple ? Pourquoi tant de reproches à l’adresse de Jil Jadid», s’est interrogé le chef du parti.

«Ceux qui pensent que le boycott est la solution, peuvent-ils nous dire, aujourd’hui, le résultat de ce choix ? », s’est demandé l’homme politique, mettant l’accent, une fois de plus, sur la position de son parti qui a opté pour la participation aux législatives du 12 juin passé.

Concernant sa participation au prochain gouvernement, Soufiane Djilali a infirmé tout souhait de son parti d’y prendre part, ajoutant que la légitimité du Parlement vient de la participation du corps électoral au scrutin et non des sièges décrochés par les différentes entités partisanes.

«Il est clair que Jil Jadid n’adhère pas à des alliances ou à une majorité parlementaire avec laquelle il ne partage pas les mêmes convictions politiques», a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le conférencier a considéré que l’échec infligé à beaucoup de partis et de listes indépendantes s’explique par le seuil de 5%, qui demeure à ses yeux une condition «logique».

«Le problème qui s’est posé lors de ces législatives, c’est qu’il n’y a pas eu de forces influentes avec un taux minime de la masse électorale ayant exprimé sa voix. Cela a fait que les partis politiques bien structurés, avec un déploiement de leur base militante et une présence dans les structures de l’Etat, ont pu se positionner en tête du classement», a-t-il tenté de justifier, poursuivant que ses militants ont déposé des recours au niveau du Conseil constitutionnel, sans donner plus de détails.

Selon Soufiane Djilali, les clichés conçus sur l’image du député, quelques semaines avant les législatives, ont énormément contribué à cette abstention, un phénomène électoral qui a marqué les échéances du 12 juin. Il a fait ainsi allusion aux déclarations du sénateur Abdelouahab Benzaim du parti FLN à propos des salaires perçus par les députés et des retraites des membres de l’ex-Conseil national de transition (CNT) de 1994.

Evoquant les dépenses allouées à la campagne électorale, dont une aide d’Etat estimée à 1 671 900 000 DA, le patron de Jil Jadid s’est interrogé sur les sommes faramineuses dépensées par les partis «costauds» et certaines listes indépendantes, indiquant qu’au final, 99% de ces sommes ont été destinées à l’achat des voix et à l’encadrement des centres de vote.

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