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Nationale

Après l’annonce de la fin de l’année scolaire: Soulagement et satisfaction des syndicats

Après l’annonce de la fin de l’année scolaire: Soulagement et satisfaction des syndicats

Fin de suspens sur le sort de l’année scolaire. Le Conseil des ministres présidé par le président de la République Abdelmadjid Tebboune a enfin tranché et a annoncé la fin des études pour tous les paliers de l’enseignement scolaire, universitaire et la formation professionnelle.

Une décision qui intervient après deux mois de fermeture des établissements scolaires à travers tout le pays. Pour les différents syndicats du secteur, la fin de l’année scolaire était prévisible en raison des conditions sanitaires et le peu des moyens disponibles au niveau des écoles, des collèges et les lycées. Contacté par le Jeune Indépendant, le syndicaliste Nabil Ferguenis s’est dit satisfait des décisions prises par les autorités algériennes, notamment en ce qui concerne l’annulation de l’examen du cinquième avec l’addition des deux moyennes des deux trimestres, en la qualifiant de « sage ». Pour l’examen du BAC aussi, sa programmation en mois de septembre permettra aux candidats de se concentrer et auront, selon lui, assez de temps pour les révisions surtout que les questions concerneront les cours dispensés durant les deux trimestres.

Pour notre syndicaliste, le souci qui se pose, c’est le maintien du BEM. Pour lui , cette décision « est dénuée de toute logique, qu’elle soit pédagogique, sociale, économique ou psychologique ». « Nous savons tous que l’accès au cycle secondaire se fait en réalité à travers deux voies : l’évaluation continue (qui reflète réellement l’effort de l’élève) et la note du BEM. Pourquoi alors choisir la voie la plus compliquée techniquement, la plus coûteuse et la plus lourde psychiquement ? », s’est-t-il interrogé.

M. Ferguenis évoque plusieurs obstacles pouvant contraindre les élèves à se préparer, notamment l’état psychologique et mental des enfants d’à peine 15 ans au jour de l’examen alors, dit-il, qu’ils auront quitté les classes en mars dernier, soit 6 mois. Il s’est posé également la question sur l’encadrement des révisions pour les élèves surtout par cette conjoncture de confinement, sachant que ce n’est pas tous les parents qui peuvent suivre leurs enfants, et quels seraient les seuils des programmes des cours et des révisions. Concernant le côté matériel, M. Ferguenis estime que l’État qui a décidé de réduire de 50% du budget de fonctionnement, pourrait faire l’impasse sur l’examen du BEM, d’autant que cette épreuve mobilise d’importants fonds pour sa logistique. « Pourquoi alors dépenser beaucoup d’argent pour cet examen dont on peut s’en passer », s’est-t-il interrogé. Sans oublier, selon lui, le degré de complexité pour une épreuve d’envergure nationale, qui exige la mobilisation préalable des enseignants et de l’administration durant la période estivale.

En revanche, le syndicaliste affirme que la voie la plus sage, la plus sanitaire et la moins compliquée serait en effet de prendre la même mesure concernant l’examen de la cinquième et de comptabiliser les deux trimestres pour l’admission au cycle secondaire, sachant que les 2/3 du programme a été réalisé.

Nabil Ferguenis préconise de prévoir dès la première semaine de septembre des examens locaux de rattrapage pour ceux qui n’ont pas le passage, car ils sont moins nombreux et plus maitrisable et assurant ainsi une équité pour tous.Pour le coordinateur national du Snapest, Meziane Meriane, ces décisions ont pris en considération toutes les propositions du syndicat. Il a cité notamment, l’annonce de la fin de l’année scolaire, et la comptabilisation de la moyenne du premier trimestre et du deuxième trimestre comme moyenne de

l’année scolaire et comme moyenne de passage pour toutes les classes y compris pour l’examen du cinquième et du brevet d’enseignement moyen.

Pour ce dernier, M. Meriane constate qu’il y a du positif, dans le fait d’octroyer la chance à tous les élèves de réussir leur passage au lycée quelque soit la moyenne du collège. « Si on tient compte de la moyenne du passage même réduite à 9 / 20, des élèves avec 8,75/20 risquent l’exclusion si leurs âges dépassent 16 ans et ceci conformément à la législation scolaire », a-t-il expliqué, soulignant que le fait de leur accorder la chance de passer l’examen leur donne aussi la chance de réussir.

Pour le coordinateur national du Snapest, le seul point noir de la décision est le vide pédagogique qui s’est installé depuis le 12 mars jusqu’au mois de septembre. « Comment combler ce vide, car ce serait très difficile pour un adolescent de ne pas décrocher son examen ? », s’est-t-il interrogé. Le syndicaliste préconise la mise en place d’une commission pour réfléchir sur comment maintenir l’enfant dans le bain pédagogique jusqu’ à septembre et de réfléchir sur l’échec scolaire qui engendre la déperdition de plus de 400 000 élèves.

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