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Nationale

Après l’Algérie, SNC Lavalin accusé de corruption en Libye

Après l’Algérie, SNC Lavalin accusé de corruption en Libye

SNC Lavalin avait eu recours à des intermédiaires pour remporter le contrat de construction et d’exploitation de la centrale électrique de Hadjret Ennous (Tipasa).

Le géant canadien de l’ingénierie vient, une nouvelle fois, d’être secoué par un scandale de corruption, cette fois en Libye et pour lequel le vice-président de la division construction du groupe québécois a été entendu par la Gendarmerie royale canadienne.

Des documents exclusifs rendus publics jeudi passé confirment que l’ancien vice-président de la division construction de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, a collaboré avec la GRC (Gendarmerie royale du Canada) pour enquêter sur les allégations de corruption dudit géant de l’ingénierie québécois en Algérie et en Libye.

Ce document révèle que la GRC et M. Ben Aïssa ont conclu une « entente d’assistance à l’enquête « afin d’arriver à démasquer les auteurs de corruption au sein de SNC Lavalin.

Ledit vice-président s’est engagé avec la Gendarmerie royale du Canada pour donner toute information qui sera en sa possession concernant les affaires de corruption dont de hauts responsables de SNC Lavalin sont accusés en Algérie et en Libye.

Toujours d’après ce document, le vice-président en question a été interrogé par la Gendarmerie canadienne pendant trois jours, et ce en juillet 2013, alors qu’il était emprisonné en Suisse dans l’attente de son procès, pour les affaires de corruption en Algérie tout comme en Libye.

Lors de cet interrogatoire, Riadh Ben Aïssa a confirmé que des sommes provenant d’agents commerciaux pour des contrats en Libye avaient été versées au fils de l’ancien libyen, Saadi Kadhafi.

Cet argent aurait servi entre autre à l’achat d’un luxueux yacht de plus de 30 millions de dollars, ce pour quoi il a d’ailleurs plaidé coupable en Suisse. Ces informations arrivent dans le contexte des accusations récentes de corruption d’agents publics étrangers portées directement par la GRC contre la firme SNC-Lavalin pour ses anciens projets en Algérie et en Libye.

En guise de réaction, SNC-Lavalin a nié toute culpabilité à l’égard de ces accusations et rejette entièrement le blâme sur son ancien vice-président de la division construction, Riadh Ben Aïssa, et d’autres anciens employés accusés par la GRC dans cette affaire et celle avec Sonatrach en Algérie, affirmant que « ces accusations font référence à des actes répréhensibles allégués commis par d’ex-employés qui ont quitté l’entreprise depuis longtemps.

Dans la mesure où des accusations sont justifiées, nous estimons qu’elles devraient être dirigées contre les personnes concernées et non contre l’entreprise « .

Par ailleurs, plusieurs anciens hauts dirigeants de l’entreprise ont été entendus par la Gendarmerie canadienne dans le cadre de contrats litigieux en Libye. Ils ont été interrogés, aussi, au sujet de leur connaissance des contrats d’agents commerciaux qui auraient servi à dissimuler le paiement de pots-de-vin à Saadi Kadhafi. 

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