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Nationale

Approvisionnement en médicaments : Le ministère rassure

Approvisionnement en médicaments : Le ministère rassure

Il est fréquent que certains médicaments manquent dans les pharmacies. Une perturbation du marché pharmaceutique, constatée notamment durant la crise pandémique, qui a interpellé le ministère de l’Industrie pharmaceutique à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre ces pénuries.

Le département de Lotfi Benbahmed a fait de l’année 2022 celle de la promotion de l’industrie pharmaceutique en Algérie, et ce à travers l’introduction d’une nouvelle dynamique visant à booster la production locale et, en même temps, à réduire la facture des importations grâce à la confiance accordée aux compétences nationales.

Pour ce faire, le ministère de l’Industrie pharmaceutique a mis en place une série de mesures à même d’organiser le secteur et d’insuffler une dynamique nouvelle visant, en premier lieu, la disponibilité du médicament mais aussi le contrôle.

Le ministère, et contrairement aux déclarations faisant état de ruptures de médicaments annoncées par certaines parties, notamment ce qu’a déclaré récemment Samir Ouali, membre d’un syndicat non agréé, affirme avoir pris toutes les mesures nécessaires pour garantir la disponibilité et l’accessibilité continue des produits pharmaceutiques, principalement certains médicaments qui connaissaient des tensions.

Le même département a, à cet effet, procédé à l’installation, en février 2021, de l’Observatoire national de veille sur la disponibilité des produits pharmaceutiques, a rappelé au Jeune Indépendant Nesrine Charikhi, conseillère et responsable de la communication au ministère de l’Industrie pharmaceutique.

Cet organisme revêt un caractère consultatif et inclusif, a-t-elle fait savoir, puisqu’il comporte en son sein tous les intervenants de la chaîne du médicament : différents ministères, à l’instar de celui de la Défense, de l’Intérieur, de la Santé, du travail et de la Sécurité sociale, du Commerce, la DGSN aux côtés des représentants des opérateurs pharmaceutiques producteurs, importateurs et distributeurs et en présence des associations, syndicats et Ordres des médecins et des pharmaciens ainsi que les associations de malades et des consommateurs.

Les réunions mensuelles de l’Observatoire ont permis, selon Mme Charikhi, de dresser la liste des médicaments considérés comme essentiels et donc « devant faire l’objet d’un monitoring pour une disponibilité continue en vue d’inviter les médecins prescripteurs à orienter les prescriptions vers ceux-ci ».

Elle a fait savoir aussi que cette liste est consultable sur le site internet officiel du ministère, qui fait état de 30 à 50 médicaments qui connaissaient des tensions ou sont en rupture.

L’Observatoire recueille l’ensemble des signalements de rupture ou de tension d’approvisionnement et propose ainsi les mesures nécessaires afin de rétablir leur disponibilité. « Une attention particulière a été accordée aux produits utilisés dans le protocole thérapeutique de la Covid-19, ce qui a permis d’assurer leur disponibilité et de remédier rapidement aux tensions générées par la forte demande », a souligné la représentante du ministère de l’Industrie pharmaceutique.

Elle a ajouté que ces rencontres aident à anticiper les ruptures de stock en exploitant les données relatives aux plannings de livraison (à la production locale et à l’importation), recueillis à travers la plate-forme numérique du ministère de l’Industrie pharmaceutique. Par ailleurs, le ministre de l’Industrie pharmaceutique a procédé à l’installation officielle des membres du comité intersectoriel chargé d’émettre un avis sur la liste des médicaments essentiels après la finalisation et la publication dans le Journal officiel du cadre réglementaire permettant de fixer la liste des médicaments essentiels.

S’agissant de la réduction de la facture d’importation, la responsable estime que celle-ci est passée de 2 milliards de dollars en 2019 à 1,2 milliard en 2021 soit une réduction de 800 millions de dollars, et ce grâce à un nouveau cahier des charges à l’importation et à un dispositif de régulation basé sur plusieurs paramètres.

« La réduction de la facture d’importation ne s’est pas faite au détriment de la disponibilité étant donnée qu’elle a été compensée par une forte hausse du montant de la production locale, qui est passé de 2,1 milliards de dollars en 2019 à 3,1 milliards de dollars en 2021, soit une hausse de 1 milliard de dollars », a tenu à préciser Mme Charikhi. « Cela s’est fait grâce aux mesures prises dans le cadre de la promotion de l’outil national de production, qui se sont traduites par l’entrée en service des 42 nouvelles unités de production, à l’instar des six nouvelles unités de production spécialisées en oncologie et de l’unité de production d’insuline inaugurée dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale », a-t-elle indiqué.

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