Flambée des prix de la viande : L’Etat se tourne vers l'importation – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Flambée des prix de la viande : L’Etat se tourne vers l’importation

Afin de garantir l’approvisionnement du marché national en viandes blanches et rouges et faire baisser les prix, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a annoncé l’ouverture de l’importation pour ces produits. Un délai de dix jours est fixé pour le dépôt des demandes d’autorisation sanitaire d’importation sur la plate-forme numérique du département de l’Agriculture.

Le ministère de l’Agriculture a décidé de recourir à l’importation des viandes rouges et blanches pour garantir la disponibilité de ces produits sur le marché national et, ainsi, faire face à l’augmentation des prix de ces produits, notamment la viande blanche dont les prix enregistrent des fluctuations permanentes et une hausse sans précédent ces derniers temps. Ainsi, dans une note adressée ce dimanche aux opérateurs importateurs de viandes, le ministère de l’Agriculture a annoncé l’ouverture des importations de ces produits.

Il est donc autorisé d’importer des viandes blanches congelées ainsi que des viandes bovines fraîches, réfrigérées et emballées sous vide. Les importateurs intéressés par cette opération sont appelés à déposer leur demande auprès du département de l’Agriculture.

« Les opérateurs économiques intéressés sont appelés à déposer les demandes pour l’obtention des autorisations sanitaires d’importation via la plate-forme numérique à partir de ce 10 septembre, et ce jusqu’au 20 septembre », a-t-on indiqué, précisant que les importateurs doivent présenter un programme annuel d’importation. Les opérateurs sont aussi informés de la disponibilité de toutes les informations nécessaires relatives à l’importation de ces produits sur la plate-forme numérique du ministère psl.madr.gov.dz. « L’opération d’importation des viandes est ouverte à tous les opérateurs publics et privés », a encore souligné le ministère de l’Agriculture.

Par ailleurs, le département de Abdelhafidh Henni a annoncé la révision du cahier des charges relatif à l’importation des bovins d’engraissement. Dans une note destinée aux opérateurs économiques importateurs de bovins d’engraissement, datée du 30 août, le ministère de l’Agriculture a motivé cette mesure par « le grand manque de disponibilité de certaines races de bovins d’engraissement dont le poids ne doit pas être en dessous de 420 kilogrammes, notamment en cette période de l’année ». Le cahier des charges relatif aux critères zootechniques a ainsi été revu, a-t-on fait savoir.    

Il faut dire que le recours à l’importation des viandes blanches et rouges intervient au moment où les prix de ces produits enregistrent une hausse vertigineuse, surtout que les filières d’élevage ont été impactées par la sécheresse qui touche le pays. Les éleveurs avaient, notons-le, alerté et ont fait part de leurs inquiétudes et des conséquences de la sécheresse sur l’activité de l’élevage.   

Néanmoins, d’aucuns estiment que l’importation des viandes blanches est une première, du moins durant ces dernières années. En effet, l’Algérie a toujours eu recours à l’importation des viandes rouges, notamment lors de périodes précises où l’on enregistre une grande demande, principalement à la veille du mois de ramadhan.

Ainsi, la décision d’importer la viande blanche serait perçue comme une solution pour garantir sa disponibilité et surtout espérer une baisse des prix du poulet, qui a enregistré un record ces derniers jours, atteignant des seuils inabordables pour les familles algériennes, soit 600 DA le kilo, alors que le kilo de la viande rouge peut atteindre par endroit 1500 à 2 000 DA.

 Il semblerait que toutes les mesures prises par les pouvoirs publics pour stabiliser les prix de la volaille n’ont pas porté leurs fruits, y compris le plafonnement des prix par l’Office national des aliments de bétail. Cependant, la Fédération nationale des aviculteurs explique cette augmentation par une « crise en termes d’alimentation de l’élevage survenue en août dernier », caractérisée par « la rareté du maïs et ainsi l’augmentation des prix ». Une situation qui résulte aussi, selon la fédération, de la canicule qui a causé d’importantes pertes et a empêché la majorité des éleveurs à produire.

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