Approvisionnement des partenaires régionaux en énergie : L’Algérie réitère son engagement
Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à continuer à assumer son rôle de fournisseur fiable et durable d’énergie, notamment au profit de ses partenaires régionaux et européens, en s’appuyant sur des ressources solides et une vision stratégique orientée vers l’intégration économique et la transition énergétique.
Prenant part à une table ronde ministérielle intitulée « Mobilisation du secteur de l’énergie – un levier pour approfondir l’intégration économique », tenue en marge de la conférence « Afrique du Nord – Relier les continents et créer des opportunités », qu’a abritée l’Algérie ce jeudi, le ministre a mis en avant les atouts de l’Algérie.
Dans son intervention, M. Arkab a souligné que l’Algérie dispose d’atouts majeurs, notamment une position géographique stratégique, d’importantes ressources en hydrocarbures et en minerais, ainsi qu’un potentiel considérable dans le domaine des énergies nouvelles et renouvelables. Ces éléments, a-t-il indiqué, permettent au pays de jouer un rôle central dans la satisfaction des besoins énergétiques aux niveaux national et régional, tout en renforçant sa place sur la scène énergétique internationale, particulièrement en Afrique et dans le Bassin méditerranéen.
Le ministre d’Etat a précisé que la stratégie nationale de l’énergie repose sur une vision claire visant à faire de ce secteur un moteur du développement national, de la diversification économique et du rayonnement international de l’Algérie. Cette stratégie s’articule autour du développement des ressources naturelles pour répondre à la demande intérieure, du financement de la transition énergétique, de la valorisation des hydrocarbures et des produits miniers, du maintien d’un niveau d’exportation soutenant l’économie nationale, ainsi que du renforcement de la présence de l’Algérie sur les marchés énergétiques régionaux et mondiaux.
Dans ce cadre, M. Arkab a rappelé que l’Algérie continue d’assumer son rôle de fournisseur fiable et durable d’énergie, en particulier au profit de ses partenaires européens. Il a indiqué que le pays figure parmi les sept plus grands exportateurs de gaz au monde, se classant premier en Afrique et troisième sur le marché européen. Il a également mis en avant les capacités développées par l’Algérie sur l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures, garantissant un approvisionnement sûr et régulier, y compris dans des contextes géopolitiques et économiques complexes.
Le ministre a, par ailleurs, évoqué les grands projets structurants à dimension régionale, notamment le projet du gazoducgazoduc Un gazoduc est une canalisation destinée au transport de matières gazeuses sous pression, la plupart du temps des hydrocarbures. Selon leur nature d'usage, les gazoducs peuvent être classés en trois familles principales : 1- gazoducs de collecte, ramenant le gaz sorti des gisements ou des stockages souterrains vers des sites de traitement. 2- gazoduc de transport ou de transit, acheminant sous haute pression le gaz traité (déshydraté, désulfuré, ...) aux portes des zones urbaines ou des sites industriels de consommation 3- gazoducs de distribution, répartissant le gaz à basse pression au plus près des consommateurs domestiques ou des petites industries. transsaharien (TSGP), destiné à renforcer l’intégration énergétique africaine, à soutenir le développement économique des pays concernés et à faciliter l’accès du gaz africain aux marchés européens grâce aux infrastructures avancées dont dispose l’Algérie. Il a également souligné l’importance des projets d’interconnexion électrique Nord-Sud et des futurs projets énergétiques, à l’image du SouthH2 Corridor et de Medlink, visant à soutenir la transition énergétique et à renforcer les liens entre l’Afrique et l’Europe.
Abordant les défis, M. Arkab a relevé les disparités persistantes en matière d’intégration énergétique entre l’Afrique du Nord, l’Europe et l’Afrique subsaharienne, dues notamment à l’insuffisance des infrastructures transfrontalières, aux divergences réglementaires et aux contraintes de financement. Il a estimé que ces défis appellent à un renforcement de la coopération régionale, au développement de mécanismes de financement innovants et à une convergence progressive des cadres juridiques et réglementaires.
A ce propos, le même responsable a affirmé que la convergence entre les exigences de la transition énergétique européenne et les besoins énergétiques croissants de l’Afrique ouvre de nouvelles perspectives pour la mise en place de flux énergétiques régionaux fondés sur des partenariats équilibrés, le transfert de technologies et le développement des chaînes de valeur locales, tout en préservant le rôle stratégique du gaz naturel en tant qu’énergie de transition fiable et à faible émission de carbone.
Il a réitéré, dans ce sens, la disponibilité de l’Algérie à partager son expertise technique et institutionnelle avec les pays africains, à soutenir les programmes de formation, le transfert de savoir-faire et le renforcement des capacités, contribuant ainsi à l’intégration énergétique du continent et à la réalisation des objectifs de développement communs inscrits dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine.