Appel téléphonique entre Ghrieb et Maïga : Alger et Bamako accélèrent le rapprochement
Chargé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Sifi Ghrieb s’est entretenu ce dimanche par téléphone avec son homologue malien Abdoulaye Maïga. Les deux responsables ont réaffirmé leur attachement aux liens de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays, ainsi que leur volonté de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. Les échanges ont également porté sur les enjeux régionaux et le renforcement de la coopération au Sahel. Une invitation officielle a été adressée au Premier ministre malien pour effectuer une visite de travail en Algérie.
Au cours de cet échange, les deux parties ont exprimé leur volonté commune de donner un nouvel élan aux relations bilatérales et de relancer la coopération dans différents domaines. Une démarche qui intervient alors que les relations entre Alger et Bamako avaient traversé une période de fortes tensions et de divergences. Dans cette perspective, le Premier ministre a officiellement invité son homologue malien à effectuer une visite de travail en Algérie. Cette invitation traduit la volonté des deux capitales de renouer le dialogue au plus haut niveau et d’ouvrir une nouvelle étape dans leurs relations.
L’entretien téléphonique a également permis aux deux responsables d’échanger sur plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun. Alger et Bamako ont notamment affiché leur volonté de renforcer la place du Sahel comme espace de coopération, d’échanges et de développement partagé, dans un climat fondé sur la sécurité et la stabilité.
Cette nouvelle approche pourrait ainsi contribuer à rétablir progressivement la confiance entre les deux pays et à relancer les mécanismes de coopération bilatérale, notamment sur les dossiers qui concernent directement la stabilité de la région sahélo-saharienne.
Pour rappel, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, avait affirmé, vendredi, qu’une « convergence totale de vues » existait désormais entre le président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, et le président Abdelmadjid Tebboune, notamment sur le respect de la souveraineté des États et le principe de non-ingérence.
Il avait également reconnu l’existence de « divergences » quelques mois auparavant, tout en assurant qu’elles étaient désormais « dépassées ». Le responsable malien avait alors insisté sur les liens historiques, humains et culturels entre les deux peuples et sur la nécessité de préserver la coopération entre Alger et Bamako.
Il avait enfin souligné la volonté commune de contribuer à l’émergence d’un Sahel « pacifié, sécurisé » et débarrassé du terrorisme et de toute prétention hégémonique.