-- -- -- / -- -- --
Nationale

appel à l’expertise de la Banque mondiale pour une subvention sociale

appel à l’expertise de la Banque mondiale pour une subvention sociale

L’Algérie compte rectifier sa politique des subventions qui coûtent cher aux caisses de l’Etat, en ciblant les plus vulnérables. Pour cela, elle fera appel à l’expertise de la Banque mondiale pour définir les meilleurs mécanismes à adopter pour mener à bien cette réforme.

Le ministre des Finances, Mohamed Loukal, qui répondait aux questions des députés, jeudi après avoir présenté le PLF 2020, est revenu sur la politique des subventions. Selon lui, la démarche actuelle est juste intenable et l’Algérie doit impérativement changer de paradigme. Comme cela a été évoqué à maintes reprises par les différents gouvernements, il a affirmé qu’il est nécessaire de passer de l’aide généralisée à l’aide ciblée visant exclusivement les catégories vulnérables. Une démarche qui contribuera largement, explique-t-il, à réduire le déficit budgétaire, notamment en ces temps de crise que traverse le pays.

Il a rappelé que l’Etat a recouru à l’aide technique de la Banque mondiale pour définir les meilleurs mécanismes à adopter dans cette réforme à court terme. « La réforme des transferts est une opération longue, compliquée et sensible sur les plans économique et social, nécessitant une méthode globale de réforme et un examen rigoureux pour définir ses répercussions sur les citoyens », a-t-il souligné, affirmant que « le déficit du budget de l’Etat avoisine 1 500 milliards de DA/an, et si nous réduisons le montant de l’aide directe et indirecte de moitié, nous pouvons facilement combler ce déficit ». Par ailleurs, il a indiqué que le recours au financement non conventionnel, gelé depuis le mois de mai dernier, n’est pas pour autant abandonné. « Il est possible d’y recourir le cas échéant », a-t-il signalé, affirmant que ce financement constitue une dette à long terme pour le Trésor public qui la remboursera sur 30 ans avec un taux d’intérêt ne dépassant pas 0,5%. Prévu dans ce PLF, le recours au financement extérieur, en faveur des projets économiques structurés et rentables, ne se fera qu’avec le consentement du gouvernement. En outre, le ministre a fait savoir que le niveau de la dette extérieure de l’Algérie demeure parmi les plus faibles dans le monde, n’excédant pas 0,78 % du produit intérieur brut (PIB).

Le niveau de l’inflation, contrairement à l’avis de plusieurs députés, a connu une nette baisse, passant à 2,01% à la fin de septembre dernier contre 4,45% à la même période de 2018.Une baisse due, explique le ministre, à de multiples mesures visant à la contenir. Il s’agit, notamment, de l’intensification de réalisation des marchés de gros et de détail, du parachèvement de l’endiguement du commerce illégal, de la lutte contre les pratiques frauduleuses. Pour ce qui est de la dévaluation de la monnaie nationale face à l’euro et au dollar, le ministre a indiqué que le dinar algérien « n’est pas en dégringolade, mais au contraire sa valeur est bonne par rapport aux fondamentaux de l’économie nationale ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email