APN : Qui sera le nouveau président ?
C’est ce mardi, dans l’après-midi, que sera connu le nom du successeur du partant Brahim Boughali, l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale. L’élection aura lieu juste après une séance matinale consacrée à l’appel nominal des députés, conformément à la proclamation de la Cour constitutionnelle des résultats définitifs de l’élection des membres de l’Assemblée. Après la constitution de la commission chargée de la validation de la qualité de membre et l’adoption de son rapport, les nouveaux élus procèderont à l’élection de leur président.
Ce lundi, les milieux politiques ont confirmé qu’aucun parti politique n’a officiellement présenté un candidat. Même le parti du Front de libération nationale, vainqueur des élections législatives, s’est muré dans le silence, évitant toute spéculation.
Cependant, tout porte à croire que les tractations qui ont eu lieu ces derniers jours ont abouti à la présentation d’un candidat unique, approuvée par au moins quatre formations qui constituent la majorité parlementaire soutenant le programme présidentiel. Il s’agit, outre du FLN, du Rassemblement national démocratique, du Front El Moustakbel et du mouvement El Bina. Il est attendu un arbitrage complexe entre ces partis avant de trancher sur le nom du futur troisième personnage de l’Etat.
Selon des sources partisanes, le FLN aurait proposé un ancien wali, possédant des qualités de gestionnaire dans l’administration des collectivités locales, connaisseur des rouages complexes des institutions étatiques et maîtrisant les mécanismes de leur fonctionnement. Un profil rare et crédible qui pourrait convaincre les autres partis de voter pour lui et qui serait un véritable atout pour arracher le consensus recherché, avec au moins trois quart des voix de l’Hémicycle.
Selon les mêmes sources, le choix de cet ancien wali n’est pas fortuit. Il est issu d’une wilaya du sud du pays, et cela convient parfaitement à la recherche d’un équilibre régional dans la nomination au niveau des hautes institutions de l’Etat.
Par contre, ce candidat de la majorité sera opposé dans un duel pour le perchoir à un autre candidat du Mouvement de la société pour la paix (MSP). Comme attendu, le parti islamiste a décidé de se lancer dans la bataille en présentant l’un de ses anciens cadres chevronnés, en l’occurrence l’actuel président de l’Assemblée populaire d’Oran, Amine Allouche.
Par contre, on ne connaît pas encore la position des autres partis politiques sur ce vote, notamment les formations dites de la mouvance démocratique, comme le Front des forces socialistes, le Rassemblement pour la culture et la démocratie ou le Parti des travailleurs et Jil El-Djadid.
L’élection, aujourd’hui, du président de l’APN va lancer officiellement la Xe législature et ouvrira ainsi une nouvelle phase dans la vie politique nationale. Après la désignation des vice-présidents, des membres du bureau de la Chambre basse et l’installation des commissions permanentes, l’APN devra entamer, dès sa prochaine session, de nouveaux défis.