APN : Premiers accords en coulisses
À deux jours de l’installation officielle de la Xe législature, les tractations s’intensifient au sein de l’Assemblée populaire nationale. Une réunion cruciale s’est tenue ce dimanche au siège de la Chambre basse, où le bureau provisoire a finalisé l’ordre du jour de la séance d’ouverture prévue demain. Entre répartition des postes au sein du bureau, désignation des responsables et négociations autour de la présidence de l’APN, les principales forces politiques poursuivent leurs concertations pour définir les premiers équilibres de la nouvelle mandature.
Etaient présents à cette réunion le député élu le plus âgé, en compagnie du plus jeune élu comme assistant, ainsi que des représentants des partis politiques ou des groupes parlementaires du FLN, du RND, du Front El Moustakbel, du mouvement El Bina déjà désignés par leurs états-majors, ainsi qu’un représentant des indépendants, ces derniers ayant obtenu 33 sièges lors des dernières élections législatives.
Cette réunion a été consacrée à la définition de l’ordre du jour de la séance d’ouverture de la Xe législature, ainsi qu’à la discussion des procédures de création d’une commission chargée de la validation des mandats.
D’un autre côté, des sources médiatiques et partisanes ont indiqué qu’un accord a été rapidement trouvé par les présents dans la désignation des vice-présidents de l’APN. Le bureau de l’APN est constitué de neuf postes. Selon ces sources, le FLN, le RND et El Moustakbel ont eu deux postes chacun, alors que El Bina, le MSP et les indépendants en ont obtenu un seul.
Ce partage des postes au niveau du bureau de l’APN s’est basé sur les dispositions de l’article 11 du règlement intérieur de la Chambre basse. Selon le même texte, ces vice-présidents sont désignés ou élus pour un mandat d’une année renouvelable une seule fois.
Dans les coulisses, on indique que les partis politiques ont poursuivi leurs tractations pour désigner un candidat à la présidence de la Chambre basse. Les partis dits de la majorité présidentielle devront présenter un candidat unique possédant toutes les qualités, les compétences et l’expérience, ainsi que les capacités de diriger une institution nationale, symbole de la souveraineté populaire.
On susurre dans les couloirs de l’APN qu’au moins deux partis politiques devront présenter leurs candidats à la présidence de l’Assemblée. Selon ces indiscrétions, ces deux partis savent qu’ils n’ont aucune chance de remporter le poste, mais veulent soupeser notamment le poids politique de leurs candidats. Les milieux politiques pensent notamment au parti islamiste modéré, le MSP, qui, par le passé a toujours exercé ce droit de présenter un candidat rival au candidat du « consensus » issu de la majorité parlementaire.