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Nationale

APN: Les indépendants réclament une séance extraordinaire

APN: Les indépendants réclament une séance extraordinaire

Le groupe parlementaire des indépendants et les non-inscrits à l’Assemblée populaire nationale (APN), ont appelé  le président de la chambre basse du Parlement, Mouad Bouchareb, à convoquer une séance extraordinaire pour “examiner la conjoncture actuelle et prendre les mesures adéquates qui répondent aux aspirations du peuple”.

“Vu le mouvement populaire de grande envergure que connait notre pays et en notre qualité de représentants du peuple, appelés à soulever ses préoccupations et ses revendications, nous vous demandons de convoquer une séance extraordinaire pour examiner la conjoncture actuelle, élaborer un communiqué et prendre les mesures adéquates, en vertu des prérogatives que nous confère la loi, des mesures qui soient à la hauteur des aspirations de notre peuple et de l’avenir de notre pays, la séance devant être diffusée en direct sur les chaines de télévision publiques et privées”, précise un communiqué conjoint, signé par le président du groupe des indépendants, Osmani Lamine et le président des Non-inscrits, Nazih Berramdane.
La demande portant convocation de cette séance extraordinaire intervient en application des dispositions de la Constitution, notamment en son article 115, en vertu de l’article 05 de la loi 01/01 relative à la qualité de membre au Parlement.
Selon certains députés de la coalition, cette convocation risque de ne pas aboutir rapidement. Actuellement, il y a une certaine paralysie dans le fonctionnement du parlement, en raison de la non constitution d’un gouvernement. Cela fait plus de quinze jours que le Premier ministre Nouredine Bedoui, n’a pas réussi à nommer le moindre ministre, en dépit de centaines de consultations avec des partis politiques de la coalition, de l’opposition, du mouvement associatif et des ONG de la société civile, ainsi que des syndicats et des intellectuels et universitaires.
L’APN, comme le Conseil de la nation, sont également la cible de virulentes critiques de la part du mouvement populaire et citoyen. Les deux institutions sont accusées de faire partie du système ou de d’avoir cautionné ce dernier, en dépit des réclamations des autres groupes de l’opposition lors des séances plénières. Ces derniers ne cessaient de faire des constats sur l’état de déliquescence des institutions de l’Etat, en soulevant des dossiers sur la corruption généralisée et d’autres fléaux sociaux.
D’un autre côté, Ali Benflis, qui a participé aux réunions de l’opposition et donc à l’élaboration de sa plate-forme politique, a rendu public hier, au nom de son parti Talai El Houriyet, ses propres propositions de sortie de crise. 
En préambule, Benflis insiste sur la « fin imminente du système en place » accusant ce même pouvoir d’avoir choisi une « fin violente », alors qu’elle aurait pu se dérouler « dans le calme et la sérénité ».
Il met en garde contre la tentation de prolonger le mandat actuel avec le statut de chef d’Etat, car ce sera « un président putschiste, selon les standards politiques et constitutionnels », Benflis plaide pour un changement en douceur.
Considérant que l’Algérie se trouve « à un point de bascule vers la transformation démocratique de notre système, Benflis propose d’abord l’annulation de la décision unilatérale de la prolongation du mandat du président absent. Ensuite, la suspension des consultations en vue de la formation du Gouvernement Bedoui. Benflis propose la dissolution des deux chambres parlementaires qui n’ont selon lui ni crédibilité, ni légitimité, ni représentativité. Et enfin, annoncer le retour au processus électoral dans les limites du temps nécessaire à la mise en place du nouveau mécanisme électoral.
L’ancien chef du gouvernement et ex SG du FLN propose que cette période transitionnelle, la plus courte possible soit gérée par « une instance présidentielle composée de personnalités nationales jouissant de la crédibilité et de la confiance du peuple. »
Cette instance sous la forme d’un triumvirat avec un président et deux vice-présidents, une présidence collégiale, à charge pour ces trois personnalités de ne pas briguer un mandat électoral à la fin de leur mission.
Au cours de son « mandat » la présidence collégiale aura à gérer le pays par ordonnances, tout en procédant à la formation d’un mouvement de compétences nationales.
Ce gouvernement aura deux missions, à savoir la gestion des affaires courantes et les préparations de l’élection présidentielle.

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