APN : La 10e législature installée
La nouvelle Assemblée populaire nationale (APN) a entamé, ce mardi, son installation officielle à travers la première séance plénière de la dixième législature. Présidée par le bureau provisoire conduit par le député le plus âgé, assisté des deux plus jeunes élus, cette séance a été consacrée notamment à l’adoption du rapport de la commission de validation de la qualité de membre des nouveaux représentants.
Conformément à l’article 124 de la Constitution, cette commission, composée de 30 membres selon le principe de la représentation proportionnelle, a été chargée d’examiner et de valider les mandats des députés élus lors des élections législatives du 2 juillet dernier. L’adoption de son rapport constitue une étape réglementaire préalable à l’entrée en fonction effective de la nouvelle composante parlementaire.
Les travaux ont également porté sur les préparatifs de l’élection du président de l’APN, un poste qui sera occupé pour toute la durée de la législature, conformément aux dispositions constitutionnelles et aux textes régissant le fonctionnement de l’institution parlementaire.
Trois candidatures ont été enregistrées pour le poste de président de l’Assemblée populaire nationale. Il s’agit de Khalida Boufedech, candidate du Front de libération nationale (FLN), Amine Allouche, présenté par le Mouvement de la société pour la paix (MSP), et Rachid Hassani, candidat du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).
Les présidents des groupes parlementaires des partis de la majorité présidentielle ont annoncé soutien à la candidature de Khalida Boufedech au poste de présidente de l’Assemblée populaire nationale (APN). Lors d’une conférence de presse conjointe, le groupe parlementaire du Front de libération nationale (FLN) a salué les compétences scientifiques et politiques de la candidate, estimant qu’elle dispose des qualités nécessaires pour diriger l’institution et contribuer au renforcement de son rôle législatif et de contrôle.
Les représentants des groupes parlementaires ont appelé les députés à se mobiliser autour de cette candidature afin d’assurer, selon eux, un démarrage « fort et réussi » des travaux de la nouvelle Assemblée.
Khalida Boufedech, députée élue dans la circonscription d’Alger, est issue du FLN. Sa candidature a été appuyée par les chefs des groupes parlementaires du Rassemblement national démocratique (RND), du Front El-Moustakbal, du Mouvement El-Bina, du Front de l’Algérie nouvelle, des indépendants, de Sawt Echaab et de Tajamou Amal El-Djazaïr.
De son côté, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a annoncé la candidature de son député Amine Allouche, élu dans la circonscription d’Oran.
La nouvelle configuration politique de l’APN est issue des résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle le 18 juillet dernier. Le Front de libération nationale (FLN) arrive en tête avec 91 sièges sur les 407 que compte l’Assemblée. Il est suivi par le Rassemblement national démocratique (RND) avec 74 sièges et le Front El-Moustakbal avec 56 sièges.
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) obtient 43 sièges, le Mouvement El-Bina 40 sièges, tandis que les listes indépendantes décrochent 33 sièges. Le parti Sawt Echaab compte 16 députés et le Front des forces socialistes (FFS) 12 élus.
Les autres formations disposent d’une représentation plus réduite : le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) et El-Fadjr El-Djadid disposent chacun de 6 sièges, El-Karama de 5 sièges, tandis que le RCD et le Front de la justice et du développement (FJD) obtiennent chacun 4 sièges. Le Parti des travailleurs (PT), Jil Jadid et Tajamou Amal El-Djazaïr disposent chacun de 3 sièges, alors qu’Ennahda compte deux députés.
Plusieurs formations disposent enfin d’un seul siège, notamment l’Alliance nationale républicaine (ANR), le Front de l’Algérie nouvelle (FAN), le Front de la bonne gouvernance (FBG), le Front des citoyens libres (FCL), le Parti du renouveau algérien (PRA) et l’Union nationale pour le développement (UND).