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Nationale

APN : Enigmatique retour des islamistes

APN : Enigmatique retour des islamistes

La bataille autour des structures de l’APN risque de ne pas avoir lieu. Alors que l’Alliance verte, composée des trois partis islamistes MSP, Ennahdha et El Islah, a décidé de reprendre les postes qu’elle a boycotté lors de l’installation du bureau du Parlement, voilà que Ould Khélifa, le président de l’APN, fait machine arrière.

C’est ainsi qu’on apprend que le bloc du FLN, soutenu par le RND, tente de faire des pressions sur le président du Parlement pour refuser la réintégration des islamistes dans les commissions de la Chambre basse. A l’occasion de l’ouverture de la nouvelle session, l’Alliance verte, sous l’instigation du parti de Abderrezak Mokri, formule une demande inattendue : reprendre leurs postes au niveau des instances de l’APN après un boycott de deux ans.

Alors que beaucoup s’attendaient à une réponse favorable de la part du pouvoir, voire même du gouvernement Abdelmalek Sellal, pour réintroduire un minimum de démocratie et de débats contradictoires, voilà que des sources du FLN font état de fortes pressions sur Ould Khélifa, qui aurait promis pourtant que l’affaire serait réglée rapidement. Mais alors pourquoi le bloc parlementaire fait tout pour refuser la réintégration des islamistes, alors qu’il possède la majorité absolue avec ses alliés du RND ?

Pour certains, il existe chez le FLN une certaine angoisse quant aux agissements futurs de la part des islamistes, à travers l’Alliance verte. Selon des cadres responsables de ce parti, les islamistes tentent de perturber l’agenda politique de Bouteflika, notamment le processus d’adoption de la révision de la Constitution.

Leur retour dans le bureau de l’APN dans cette conjoncture assez particulière, où ils détiennent deux postes, a surpris la direction politique du FLN et celle du RND.
Ces dernières pensent que derrière ce retour, il existe des arrière-pensées politiques, allant jusqu’à avancer des idées de « complots politiques » pour déstabiliser l’institution parlementaire.

« L’opposition articulée autour du CNLTD, la Coordination nationale des libertés, a lancé tout un programme pour contrer les ambitions du pouvoir. Elle milite pour l’installation d’une période de transition, déniant toute crédibilité aux Assemblées populaires, comme l’APN, qualifiées de « non représentatives, non souveraines ».
Comment avec cette thèse, ils veulent mettre fin à leur boycott, alors qu’ils maintiennent leurs arguments dans des rencontres politiques ou dans leurs discours avec les médias ?” nous dit-on.

Il semble toutefois que Ould Khélifa risque de laisser la demande islamiste pendante, en profitant des vides juridiques et dans le règlement intérieur de l’APN. Il apparaît que derrière l’idée de réintégration dans les instances de l’APN, il existe une suggestion de Mokri, chef du MSP, qui aurait convaincu les autres leaders islamistes de la démarche.
Pour El Islah ou Ennahdha, les arguments du boycott tels qu’on a brandi en 2012 sont toujours d’actualité. Enfin, il faut signaler que le renouvellement des instances de l’APN est prévu pour ce jeudi.

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